AIMAR LUCIEN (1941- )

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Coureur cycliste français né le 28 avril 1941 à Hyères (Var). Lucien Aimar se classe deuxième, chez les amateurs, du Tour de l'avenir, derrière l'Italien Felice Gimondi, en 1964. Il devient professionnel en 1965 au sein de la formation Ford-France dirigée par Raphaël Geminiani. Lors du Tour de France 1966, Lucien Aimar va intelligemment profiter de la rivalité qui oppose Jacques Anquetil, son leader dans l'équipe Ford-France, à Raymond Poulidor, alors au faîte de leur antagonisme. Les deux favoris de l'épreuve se sabordent dans les Pyrénées en concédant 7 minutes à un groupe d'une vingtaine d'hommes lors de l'étape Bayonne-Pau. Raphaël Geminiani comprend que la victoire ne pourra pas revenir au champion normand, et reporte ses espoirs sur Lucien Aimar, qu'il incite à prendre sa chance. Entre Briançon et Turin, lors de la dix-septième étape, Raymond Poulidor passe à l'offensive, Jacques Anquetil, mué en équipier, permet à Lucien Aimar de revenir ; celui-ci contre-attaque immédiatement, prend 2 minutes à ses adversaires les plus dangereux et endosse le maillot jaune. Il le conservera jusqu'à Paris, remportant la Grande Boucle devant le Néerlandais Jan Janssen, alors que Raymond Poulidor ne prend que la troisième place et que Jacques Anquetil a quitté le Tour, pour ne jamais y revenir.

Toujours en 1966, Lucien Aimar n'apportera pas une aide semblable à Anquetil lors du Championnat du monde, sur le Nürburgring. En effet, il favorise le retour de Rudi Altig sur une échappée dans laquelle se trouvent Anquetil et Poulidor. Le champion allemand devance au sprint les deux Français pour se parer du maillot arc-en-ciel.

En 1967, le Tour de France en revient à la formule des équipes nationales. Lucien Aimar est naturellement retenu dans l'équipe de France. Lors de la huitième étape, entre Strasbourg et Belfort, Lucien Aimar se porte à l'attaque pour distancer l'Italien Felice Gimondi. Il s'impose, mais ruine les espoirs de succès final de son « coéquipier » Raymond Poulidor, qui perd 11 minutes dans l'affaire.

Champion de France sur route en 1968, Lucien Aimar met un terme à sa carrière en 1973.

—  Pierre LAGRUE

Écrit par :

  • : historien du sport, membre de l'Association des écrivains sportifs

Classification

Pour citer l’article

Pierre LAGRUE, « AIMAR LUCIEN (1941- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 janvier 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/lucien-aimar/