MONTCALM DE SAINT-VÉRAN LOUIS JOSEPH marquis de (1712-1759)

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Intelligent, spirituel et brave, le marquis de Montcalm, issu d'une noble famille de la région nîmoise, entre dans l'armée à quinze ans et y fait une brillante carrière ; il est colonel à trente et un ans et maréchal de camp en 1756, année où il est chargé de la défense des possessions de la France en Amérique du Nord. Ces possessions comprennent les bassins du Saint-Laurent et du Mississippi ; les possessions anglaises, beaucoup moins vastes mais beaucoup plus peuplées, sont essentiellement Terre-Neuve et treize colonies situées entre les Appalaches et l'océan Atlantique. Les heurts incessants entre chasseurs de fourrures français et anglais, soutenus respectivement par les Hurons et les Iroquois, dégénèrent en guerre ouverte à partir de 1754. Les opérations s'effectuent à partir de bases très espacées, telles que Fort-Duquesne, Fort-Nécessité, Fort-Carillon, Fort-Pontchartrain, Oswego.

William Pitt est décidé à « conquérir l'Amérique sur le continent européen », où il retient les forces françaises en lutte contre son allié Frédéric II, cependant qu'il envoie à ses colons du Nouveau Monde un puissant renfort de vingt-cinq mille hommes sous les ordres de Wolfe. L'armée anglaise en Amérique, miliciens compris, est portée à quatre-vingt mille hommes ; elle est beaucoup plus forte que celle de Montcalm, qui ne dispose que d'environ dix mille hommes. Les Hurons ne tardent pas d'ailleurs à trahir, et le gouvernement général, jaloux de sa flatteuse réputation, ne cesse de s'opposer à ses décisions. À Versailles, les finances et les énergies sont mobilisées par la guerre sur le continent : les renforts n'auraient d'autre effet, écrit Belle-Isle à Montcalm le 19 février 1759, que « d'exciter le ministère de Londres à faire des efforts plus considérables encore pour conserver la supériorité qu'il s'est acquise dans cette partie du continent ». L'opinion publique pense peut-être, comme Voltaire, que « les quelques arpents de neige » du Canada sont sans valeur. Après une série de succès, tous les forts français l'un après l'autre sont pris d'assaut. Montcalm est tué devant Québec, qui capitule (1759).

Montcalm

photographie : Montcalm

photographie

Louis Joseph de Montcalm De Saint-Véran (1712-1759), mortellement blessé par les troupes anglaises devant Québec, lors de la bataille des plaines d'Abraham. 

Crédits : Hulton Archive/ Getty Images

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—  Pierre GOBERT

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QUÉBEC BATAILLE DE (13 sept. 1759)

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Bataille décisive de la guerre de Sept Ans, sur son théâtre d'Amérique du Nord, au terme de laquelle les Britanniques, placés sous le commandement du major général James Wolfe, vainquirent les Français, placés sous le commandement du marquis de Montcalm. Après la chute de Louisbourg, dans l'île du Cap Breton, en 1758, Québec devint la principale cible des Britanniques. Le mois de juin 1759, le jeu […] Lire la suite

Pour citer l’article

Pierre GOBERT, « MONTCALM DE SAINT-VÉRAN LOUIS JOSEPH marquis de (1712-1759) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 septembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/louis-joseph-montcalm-de-saint-veran/