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LOTF ALI KHAN (1769-1794)

Dernier prince de la dynastie des Zand, né en 1769 à Chīrāz, en Iran, mort en 1794 à Téhéran.

À la mort du grand-père de Lotf 'Alī Khān, Karim Khān Zand, une guerre civile qui durera quinze ans (1779-1794) éclate entre ses descendants et Āqā Mohammad Khân, fondateur de la dynastie des Qādjār. Malgré les dissensions et les luttes internes qui affaiblissent les forces des Zand, le père de Lotf 'Alī Khān, Ja'far Khān, se proclame souverain de Chîrâz, la capitale de la dynastie Zand, en 1785.

Nommé à la tête des armées zand dans les provinces du Luristan et de Kermân par son père, Lotf 'Alī Khān est contraint d'abandonner ces provinces à la mort de Ja'far, en 1789, et rentre à Chīrāz, où un de ses rivaux s'est proclamé roi. Exécutant ce dernier, il se fait proclamer roi à son tour. Au cours des quatre années qui suivent, il lance plusieurs campagnes contre Āqā Mohammad Khān, dont les troupes sont plus nombreuses. Lorsque le gouverneur de Chīrāz abandonne perfidement la ville aux forces qādjār en 1791, Lotf 'Alī Khān ne parviendra jamais à trouver une nouvelle base fixe pour ses opérations et déplacera sans cesse son campement. Son incapacité à contrôler un grand territoire et la perte de revenus qui en découle seront fatales à la cause Zand. Soldat habile et vaillant, Lotf 'Alī Khā remporte plusieurs victoires tactiques sur ses adversaires après avoir perdu le Chīrāz, mais les Qājār, plus nombreux, peuvent se permettre de perdre de petites batailles.

La guerre civile s'achève en 1794, lorsque les troupes qādjār, après avoir assiégé Kermān pendant quatre mois, s'emparent de la ville. Lotf 'Alī Khān réussit à s'enfuir, mais est capturé puis livré à Āqā Mohammad Khān, qui le torture avant de le faire exécuter.

— Universalis

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Écrit par

  • Universalis : services rédactionnels de l'Encyclopædia Universalis

. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

Autres références

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