GONDI LES

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Famille d'origine toscane, établie à Retz en France au xvie siècle, et dont les membres jouent un rôle important à la cour, au conseil, dans la diplomatie, l'armée et l'Église.

Le membre le plus illustre de la famille Gondi est le cardinal de Retz, Jean François Paul (1613-1679), coadjuteur de l'évêque de Paris pendant la Fronde. Troisième fils de Philippe-Emmanuel, comte de Joigny, général des galères de France, mort à l'Oratoire en 1662, il est envoyé au collège de Clermont. Pourvu d'abbayes et d'un canonicat de Notre-Dame-de-Paris, il mène une vie tumultueuse. Bachelier en théologie, docteur en Sorbonne, il prêche aux Carmélites, voyage en Italie, conspire contre Richelieu. Louis XIII le nomme coadjuteur de Paris en 1643. Déçu dans ses ambitions par les fins de non-recevoir de la reine-mère, convaincu de sa glorieuse destinée qui doit le conduire notamment à remplacer le cardinal Mazarin, il contribue à soulever Paris, lors de la journée des barricades (26 avril 1648), durant la Fronde. Pendant deux mois, il entretient la révolution parisienne par ses sermons enflammés et lève un régiment. Il tente de se rapprocher successivement de Condé, de Mazarin, à nouveau de Condé, puis de la reine qui comprend enfin et lui donne, en 1651, l'objet de son ambition : le chapeau de cardinal. Il cherchera en vain à constituer un tiers parti avec le duc d'Orléans. La Fronde terminée, la cour le croit désormais assagi, mais il reprend ses intrigues de plus belle, ce qui lui vaut un séjour au château de Vincennes où il est retenu prisonnier pendant seize mois, s'obstinant à refuser de se démettre de ses fonctions. Transféré à Nantes, il parvient à s'échapper et à gagner l'Espagne, l'Italie et voyage à travers toute l'Europe. Après la mort de Mazarin, il réussit à regagner la cour. Se démettant de ses fonctions, il reçoit du roi, en échange, l'abbaye de Saint-Denis. Les dernières années de sa vie passées à Saint-Denis, à Saint-Mihiel ou à Rome sont studieuses. Il a publié clandestinement en 1632 ou 1636 la Conjuration de Fiesque qui paraît sans nom d'auteur en 1655. Ses Mémoires, riches mais partiaux, font l'objet d'une publication en 1717, c'est-à-dire une fois que les passions se sont apaisées.

—  Jean-Marie CONSTANT

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RETZ JEAN FRANÇOIS PAUL DE GONDI cardinal de (1613-1679)

  • Écrit par 
  • Marie-Thérèse HIPP
  •  • 1 620 mots

Longtemps, Paul de Gondi a été un prêtre franchement scandaleux, factieux, opportuniste et maladroit. Mais il fut aussi – encore que plus rarement – coadjuteur, familier du pavé de Paris, champion de la romanité, élève de « M. Vincent », proscrit et pénitent de dom Hennezon. Peu à peu, il quitte ce personnage douteux pour devenir ce qu'il est : un des grands écrivains de son temps ; sa vie entièr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-francois-paul-de-retz/#i_30300

Pour citer l’article

Jean-Marie CONSTANT, « GONDI LES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-gondi/