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ALBERTI LES

Famille florentine. Aux alentours de 1200, un certain Rustico Alberti, issu des seigneurs de Catenaìa, dans le Casentino, s'établit à Florence et y exerce la profession de juge. Liés au parti guelfe, les Alberti se rangent, au cours des luttes civiles du début du xive siècle, du côté des « noirs », extrémistes, contre les « blancs », modérés et partisans d'un rapprochement avec les gibelins ; de fortune encore relativement récente, ils se lient ainsi à une faction dans son ensemble hostile aux plus vieilles familles de la ville. De même, dans la seconde moitié du siècle, les Alberti sont, avec les Médicis et les popolani, les ennemis de la noblesse et des grosses fortunes les plus anciennes, que représentent notamment les Albizzi. Compromis dans la révolte des Ciompi, ils doivent s'exiler lorsque les Albizzi établissent pour un demi-siècle la domination d'une étroite oligarchie à Florence. En 1423, les Médicis parviennent à les rappeler et s'en font des alliés contre Rinaldo degli Albizzi. Mais leur rôle politique se termine là. Leon Battista Alberti appartient à une branche des Alberti exilée à Gênes.

Leurs vicissitudes politiques contrastent avec la relative constance de leur fortune d'hommes d'affaires, au moins jusque vers 1450. Banquiers presque exclusifs des papes depuis 1362, implantés dans tout l'Occident ainsi qu'en Méditerranée orientale, mais ennemis des entreprises trop risquées, ils surent éviter les faillites : ils avaient, à l'occasion, profité du vide laissé, en 1345, par celles des Bardi et des Peruzzi. Même la confiscation de leurs biens florentins par les Albizzi ne put les ruiner. Le déclin, assez progressif, ne se produisit qu'à la fin du xve siècle.

— Gérard RIPPE

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. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

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