FRIEDLANDER LEE (1934- )

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Canton, Ohio, L. Friedlander

Canton, Ohio, L. Friedlander
Crédits : Y. Bresson/ Musée d'art moderne, Saint-Etienne-Métropole

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New Orleans, Self Portrait, L. Friedlander

New Orleans, Self Portrait, L. Friedlander
Crédits : Frac-collection Aquitaine

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Un jour le photographe américain Lee Friedlander, qui était déjà célèbre, fut invité à donner une conférence dans sa ville de New York. Il projetait 360 diapositives, dans leur chronologie, sans le commentaire. À une personne qui osa demander où avait été prise telle image, l'intéressé, après avoir répondu « Toledo », annonça au public son intention de localiser les photos qui restaient à passer. Consternation dans l'assistance venue percer les mystères de son œuvre. Jusqu'à ce qu'un second spectateur s'aventure à demander s'il était important que telle photographie ait été prise à Chattanooga. La réponse de Friedlander est légendaire : « Oui. Parce qui si je n'avais pas été à Chattanooga à ce moment-là, je n'aurais pas été capable de la prendre. »

L'anecdote a renforcé la réputation d'un photographe taiseux, déconcertant, érudit, mais qui déteste théoriser son travail, et qui, tout en conservant un sourire courtois, vous désarme et vous fait comprendre que, au-delà des discours, il faut toujours en revenir aux images. La formule lancée à l'auditoire va plus loin. Elle est typique d'un photographe que l'on peut ranger dans la grande famille du style documentaire – entre le reportage et l'art conceptuel –, et qui fait confiance à la machine photographique pour enregistrer et créer des formes, estimant que la vie sera toujours plus riche que ce qu'un artiste pourrait inventer.

Canton, Ohio, L. Friedlander

Canton, Ohio, L. Friedlander

Photographie

Lee Friedlander, Canton, Ohio, 1980, tirage sur papier baryté au gélatino-argentique, 30,7 cm x 20,5 cm. Institut d'art contemporain, collection F.R.A.C. Rhône-Alpes, dépôt au musée d'Art moderne de Saint-Étienne. 

Crédits : Y. Bresson/ Musée d'art moderne, Saint-Etienne-Métropole

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Une photographie des signes urbains

Lee Friedlander, né en 1934 à Aberdeen (Washington), est peu connu du grand public, mais considéré comme l'un des plus importants photographes vivants. Il est un des pères de la nouvelle photographie américaine, avec Garry Winogrand, Diane Arbus, mais aussi Robert Frank ou William Klein. Tous, à partir des années 1950, à mi-distance entre le formalisme d'avant-guerre et le photojournalisme, ont fait descendre la photographie dans la rue pour « mieux appréhender la vie », comme l'a écrit John Szarkowski, le conservateur qui régna longtemps sur les collections de photogra [...]

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  • Hervé LE GOFF, 
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Dans le chapitre « Du reportage classique aux expressionnismes »  : […] Le reportage classique est toujours vivant. Pensons à la tradition parisienne des Brassaï et des Izis ( Paris des rêves , 1950). Même face aux idées les plus avancées, un Robert Doisneau garde sa présence, car sa bonté et son humour restent ouverts sur l'ambiguïté de la condition humaine. Au Royaume-Uni, Bert Hardy a aussi cette qualité comme l'eut le Suisse Gotthard Schuh. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/photographie-art-un-art-multiple/#i_96702

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Michel GUERRIN, « FRIEDLANDER LEE (1934- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/lee-friedlander/