LA WALKYRIE (R. Wagner)

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Les dieux eux-mêmes...

La Walkyrie, opéra de l'amour malheureux et interdit parce que deux fois incestueux (la relation Wotan-Brünnhilde redouble celle entre Siegmund et Sieglinde), constitue certainement l'opéra le plus émouvant de toute la Tétralogie, celui dans lequel les dieux expriment les sentiments les plus humains. Il contient à la fois les pages parmi les plus populaires, les plus extraverties de tout le cycle (monologue de Siegmund et « Chant du printemps », « Chevauchée des Walkyries », « Adieux de Wotan » et « Feu magique ») et celles, intimistes, qui viennent délivrer l'essentiel de la pensée philosophique et de la psychologie complexes qui le sous-tendent. En ce sens, ce sont bien les déchirements intérieurs, les contradictions de Wotan, qui constituent l'enjeu essentiel de La Walkyrie. On y découvre un dieu coupable – il a voulu s'approprier la connaissance tout autant qu'Alberich a voulu s'emparer de la puissance –, mais aussi un dieu enchaîné, qui, visionnaire, en est réduit à bénir celui qui provoquera sa perte.

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Écrit par :

  • : ancien élève de l'École normale supérieure et de Sciences Po Paris, assistant à l'université Marc Bloch (Strasbourg), critique musical

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Pour citer l’article

Timothée PICARD, « LA WALKYRIE (R. Wagner) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 03 février 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/la-walkyrie/