LA THÉORIE QUANTITATIVE DE LA MONNAIE, Milton FriedmanFiche de lecture

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À l'origine de la contre-révolution monétariste

En 1968, dans „The Role of Monetary Policy“, Friedman livrera toutes les implications politiques de sa théorie. Dans les faits, l'hypothèse empirique de stabilité de la demande de monnaie permet de rétablir les propositions politiques essentielles d'un quantitativiste : la variation de la demande étant lente et graduelle, les modifications importantes du revenu à court terme proviennent nécessairement des variations de l'offre nominale de monnaie, et elles alimentent les phénomènes inflationnistes. Dans l'Histoire monétaire des États-Unis, 1867-1960 (1963), Milton Friedman et Anna Schwartz soutiennent que les variations monétaires ont généralement été la cause, plus que la conséquence, de récessions majeures. Se succèdent alors de nombreuses études empiriques sur la demande de monnaie. Le débat attire l'attention sur l'aspect déstabilisateur des politiques d'accompagnement monétaire des relances expansionnistes keynésiennes. La conclusion théorique est qu'il vaut mieux assurer la stabilité des prix à long terme en faisant croître la masse monétaire à un taux fixe correspondant à celui de la production. Ces recommandations inspireront directement la politique monétaire de la Réserve fédérale aux États-Unis, particulièrement dans les années 1980, sous les présidences de Ronald Reagan, et la stabilité des prix figure dans les tout premiers objectifs de la Banque centrale européenne.

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Écrit par :

  • : maître de conférences en sciences économiques à l'université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne

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Jean-Sébastien LENFANT, « LA THÉORIE QUANTITATIVE DE LA MONNAIE, Milton Friedman - Fiche de lecture », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 décembre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/la-theorie-quantitative-de-la-monnaie/