LA PATELLIÈRE AMÉDÉE DUBOIS DE (1890-1932)

Né à Vallet, dans la région nantaise, Amédée Dubois de La Patellière passe son enfance à la campagne, qui sera l'une des sources d'inspiration de son œuvre. Après avoir préparé l'École navale, il entre en 1910 à l'Académie Julian à Paris, et, au retour de la guerre en 1919, passe quelque temps en Tunisie d'où il rapportera de lumineuses esquisses. Installé à Paris, il y résidera assez régulièrement jusqu'à sa mort.

Son œuvre, réalisée essentiellement entre 1921 et 1931, comprend plus de neuf cents tableaux, trois cents dessins et plusieurs gravures. Comme ses amis André Dunoyer de Segonzac et Henri Le Fauconnier, il annonce une forme d'expressionnisme, où la matière dense et sombre, organisée en clair-obscur, donne un solide volume aux sujets rustiques qu'il affectionne. On perçoit une lointaine influence du cubisme dans ses compositions structurées, mais avec une expression d'intense gravité (Le Repos dans le cellier, Musée national d'art moderne, Paris). Sa rudesse terrienne exclut toutefois le pittoresque, car l'artiste semble plus préoccupé de plasticité que de réalisme.

Au cours de séjours en Provence, dans les dernières années de sa vie (1930-1931), sa palette se diversifie. Il rencontre l'écrivain Jean Giono, pour lequel il réalisera les illustrations de son roman Colline, et dont le lyrisme est très proche du sien.

—  Jean-Marie MARQUIS

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Jean-Marie MARQUIS, « LA PATELLIÈRE AMÉDÉE DUBOIS DE - (1890-1932) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 août 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-patelliere-amedee-dubois-de/