KĪRTAN

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En Inde, la prédication sectaire à caractère dévotionnel prend volontiers la forme de récitations de textes sacrés, accompagnés de chants et de commentaires parlés. Ce type de manifestation religieuse, d'origine certainement très ancienne, a pris au Moyen Âge le nom sanskrit de bhâjan (bhājana, « participation »), son objectif étant, en effet, d'amener les fidèles à participer à cette sorte d'office que constitue la prédication publique.

Au xvie siècle, le grand réformateur vishnuite Chaitanya préféra user du terme de kîrtan (kīrtana, « proclamation solennelle », « glorification »), par lequel se trouve mise en relief l'idée de célébration et de festivité. Des mantras (formules rituelles) sont répétés des centaines et des milliers de fois ; de longues litanies sont chantées en commun (le prédicateur chante la strophe, la foule reprenant le refrain), jusqu'à ce que se produise une sorte d'extase collective, qui favorise les conversions. Sous cette forme, bhâjans et kîrtans sont très populaires dans l'Inde moderne.

—  Jean VARENNE

Écrit par :

  • : docteur ès lettres, professeur à l'université de Lyon-III

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«  KIRTAN  » est également traité dans :

CAITANYA ou CHAÏTANYA (1485-1534)

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HINDĪ LANGUE & LITTÉRATURE

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Pour citer l’article

Jean VARENNE, « KĪRTAN », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/kirtan/