ANDREWS JULIE (1935- )

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Actrice anglaise, grande vedette des comédies musicales, née le 1er octobre 1935 à Walton on Thames, dans le Surrey.

À 10 ans, Julia Elizabeth Wells, dite Julie Andrews, commence à accompagner à la voix son beau-père chanteur (dont elle a pris le patronyme) et sa mère pianiste. Pourvue d'une voix exceptionnellement juste et cristalline, qui couvre quatre octaves, elle entame une carrière solo dès 1947, en interprétant une aria dans la revue musicale Starlight Roof, qui se joue alors au London Hippodrome.

Julie Andrews fait ses débuts à Broadway en 1954, dans la reprise américaine de la comédie britannique The Boy Friend. En 1956, elle interprète la modeste marchande de fleur londonienne Eliza Doolittle dans la comédie musicale créée par Alan Jay Lerner et Frederick Loewe, My Fair Lady. Julie Andrews est unanimement acclamée pour son jeu, et la revue devient l'un des plus grands succès de l'histoire de Broadway. En 1957, Andrews apparaît également sur le petit écran américain dans une version musicale de Cendrillon, écrite spécialement pour elle par Richard Rodgers et Oscar Hammerstein II. En 1960, elle rencontre de nouveau le succès avec un autre rôle taillé sur mesure, celui de la reine Guenièvre dans le Camelot des librettistes Lerner et Loewe.

Julie Andrews et Rex Harrison dans My Fair Lady

Photographie : Julie Andrews et Rex Harrison dans My Fair Lady

Julie Andrews (rôle d'Eliza Doolittle) et Rex Harrison (Henry Higgins) dans la production originale de My Fair Lady, de Frederick Loewe et Alan Jay Lerner, au Mark Hellinger Theatre de Broadway, en 1956. My Fair Lady connaîtra 2 717 représentations consécutives dans trois théâtres de... 

Crédits : Broadway Musical/ D.R.

Afficher

Bien que le rôle d'Eliza lui échappe dans l'adaptation cinématographique de My Fair Lady (1964), Julie Andrews n'en fait pas moins ses débuts sur le grand écran cette année-là. Conquis par son interprétation dans Camelot, Walt Disney lui offre en effet le rôle principal de la gouvernante anglaise magicienne dans Mary Poppins (1964), qui deviendra l'un des plus grands succès des studios Disney. Andrews remportera grâce à lui l'oscar de la meilleure actrice, mais elle aura, à partir de là, le plus grand mal à se départir de l'image angélique ainsi créée. Son interprétation de Maria, la gouvernante qui voulait devenir infirmière, dans The Sound of music (1965, La Mélodie du bonheur), ne fera que renforcer cette étiquette « bon enfant ». Le film, qui enregistrera un nombre d'entrées record, vaudra toutefois à Andrews d'être nommée aux oscars pour la meilleure interprétation féminine.

Julie Andrews fait une incursion dans le répertoire cinématographique dramatique et non musical avec The Americanization of Emily (1964, Les Jeux de l'amour et de la guerre) et Torn Curtain (1966, Le Rideau déchiré), d'Alfred Hitchcock. Cependant, ces rôles sont éclipsés par ses comédies musicales, dont l'immense popularité font de l'actrice l'une des plus grandes vedettes de la décennie. À la fin des années 1960, la vague des comédies musicales commence toutefois à s'essouffler. Alors qu'Andrews tient le premier rôle dans deux comédies musicales décevantes malgré leur budget colossal – Star ! (1968) et Darling Lili (1970, produit, réalisé et co-écrit par Blake Edwards, que l'actrice épouse cette même année) –, elle tend à tomber dans l'oubli. Elle continue cependant d'apparaître sur le petit écran et lors de concerts. Elle rédige aussi sous le nom de plume Julie Edwards, deux livres pour enfants – Mandy (1971) et The Last of the Really Great Whangdoodles (1974). Elle doit attendre 1979 pour retrouver une place sur le grand écran, avec un second rôle dans la comédie réalisée par Edwards, 10 (1979, Elle). Grâce à ce film, le public commence à accepter Andrews dans un répertoire plus large. Aussi convaincante dans les comédies que dans les films dramatiques, l'actrice est ainsi de nouveau nommée pour l'oscar de la meilleure actrice, pour son interprétation d'une chanteuse contrainte de se faire passer pour un homme spécialisé dans les spectacles de travestis dans Victor Victoria (1982, réalisé par Blake Edwards). Elle sera par ailleurs acclamée pour son rôle de violoniste atteinte de la sclérose en plaques dans Duet for One (1986, Duo pour une soliste).

Julie Andrews reprend son rôle de Victor Victoria dans l'adaptation qui en sera donnée à Broadway en 1995. Elle suscitera pourtant la controverse en refusant la nomination des Tony Awards pour sa performance – et seule nomination pour cette pièce – arguant que le reste de l'équipe, dont le réalisateur Blake Edwards, a été « honteusement oubliée ». En 1997, Andrews est admise [...]

1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 2 pages

Classification

Pour citer l’article

« ANDREWS JULIE (1935- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 mai 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/julie-andrews/