NEGRÍN JUAN (1892-1956)

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Juan Negrin

Juan Negrin
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Fin de la guerre civile espagnole, 1939

Fin de la guerre civile espagnole, 1939
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Homme politique espagnol, Premier ministre de la seconde République de 1937 à 1939 puis chef du gouvernement en exil jusqu’en 1945.

Né le 3 février 1892 dans une riche famille bourgeoise des Canaries, Juan López Negrín fit des études de médecine en Espagne et en Allemagne, puis devint professeur de physiologie à l'université de Madrid. En 1931, il fut élu député aux Cortes sous l'étiquette socialiste. Nommé ministre des Finances dans le cabinet formé par le socialiste Largo Caballero le 5 septembre 1936, il envoya en URSS la moitié des réserves d'or de la Banque d'Espagne (500 millions de dollars), en paiement des fournitures d'armement. Le 17 mai 1937, il succéda à Largo Caballero à la tête du gouvernement. Bien que sa personnalité fût peu appréciée de certains chefs communistes, l'URSS jugeait que ce socialiste modéré serait rassurant pour la France et le Royaume-Uni. Sa position politique était difficile : d'une part, l'attitude de non-intervention de Londres et de Paris l'obligeait à pactiser avec Moscou pour obtenir des armes, donc à ménager le Parti communiste espagnol ; d'autre part, il se refusait à être le prisonnier de ce parti, dont il cherchait à limiter l'influence, en s'opposant, notamment, à sa fusion avec le Parti socialiste. Comprenant que la guerre était perdue pour la République, il chercha à négocier la paix avec le général Franco (Déclaration en treize points du 1er mai 1938). Ses tentatives ayant échoué, il mit son espoir dans l'imminence d'une guerre européenne opposant les démocraties libérales à l'Axe ; pour prolonger la lutte jusque-là, il se rapprocha du Parti communiste, le seul qui fût organisé, influent et résolu. Mais l'avance rapide de l'armée nationaliste l'obligea à quitter Barcelone (où il avait transféré le siège du gouvernement auparavant à Valence) pour gagner Toulouse (févr. 1939). Rentré à Alicante, il se heurta, en mars 1939, à une conjuration de militaires, d'anarchistes et de modérés, dirigée à Madrid par le colonel Casado. Il se réfugia alors à Paris, puis à Londres, où il vécut pendant la Seconde Guerre mondiale, et enfin au Mexique, où, le 17 août 1945, il démissionna de ses fonctions de Premier ministre du gouvernement républicain en exil. Il revient en 1947 à Paris où il meurt neuf ans plus tard. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise.

—  André DESSENS

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ESPAGNE (Le territoire et les hommes) - De l'unité politique à la guerre civile

  • Écrit par 
  • Henri LAPEYRE
  •  • 14 279 mots
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Dans le chapitre « Républicains et nationalistes »  : […] Que fut, pendant la durée de la guerre, la vie dans les deux zones ? Du côté républicain, le gouvernement Giral ne put empêcher une véritable révolution. Sauf au Pays basque, le culte catholique ne fut pas célébré et des milliers d'ecclésiastiques périrent. Le processus de collectivisation, prôné par les anarchistes et freiné par les communistes qui subordonnaient tout à la conduite de la guerre […] Lire la suite

Pour citer l’article

André DESSENS, « NEGRÍN JUAN - (1892-1956) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 11 août 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/juan-negrin/