JAYAVARMAN VII, art kmer (Cambodge)

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Très tôt dans le Cambodge ancien les dieux ont volontiers pris le visage du souverain, cependant il faut attendre Jayavarman VII, le grand restaurateur du royaume khmer après l'invasion chame de 1177, pour que l'effigie du roi en tant que telle gagne droit de cité et devienne l'un des instruments d'une politique de reconstruction nationale fondée sur une personnalisation prononcée du pouvoir. Reproduit avec quelques nuances à de nombreux exemplaires – une dizaine au moins ont été identifiés en différents lieux du royaume – le portrait est plein d'ambiguïté (musée des Arts asiatiques-Guimet). Un être serein – Buddha que ses yeux clos suggèrent perdu dans une méditation souriante – contrebalance une majesté qui transparaît de toute part et cela sans l'appoint d'aucune parure ni d'aucun artifice. Le sourire entendu et satisfait, la « nuque de taureau » et les traits imposants forcent l'idée d'une puissance assurée et sans partage, même si elle affiche sa bienveillance.

Le roi Jayavarman VII

Le roi Jayavarman VII

photographie

ART KHMER, époque angkorienne, fin XIIe-début XIIIe siècle, Le roi Jayavarman VII, grès. Hauteur : 0,42 m. Musée national des arts asiatiques - Guimet, Paris. 

Crédits : Erich Lessing/ AKG

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—  Bruno DAGENS

Écrit par :

  • : professeur émérite à l'université de Paris-III-Sorbonne nouvelle

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Pour citer l’article

Bruno DAGENS, « JAYAVARMAN VII, art kmer (Cambodge) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 avril 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jayavarman-vii/