FYT JAN (1611-1661)

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D'abord apprenti chez l'obscur Jans Van den Berch en 1622, Jan Fyt semble bien avoir été l'élève de Snyders, même s'il manque pour l'affirmer de manière absolue une preuve documentaire ; en tout cas, Snyders aida financièrement la mère du jeune Fyt en 1629, alors que ce dernier devenait maître de la guilde d'Anvers, et encore en 1631. À Snyders il devrait ainsi son orientation décisive vers la peinture de natures mortes décorative, et surtout la peinture de chasse et de gibier. Mais sa formation s'enrichit aussi de contacts avec l'étranger : en 1633-1634, il est à Paris puis se rend en Italie, notamment à Venise, à Rome (où il fait partie de la Bent sous le nom de Glaucus et de Goudvink), à Naples et à Florence, et l'on peut supposer qu'il a été à Gênes, où il a sans doute rencontré Castiglione, vu certaines affinités de style entre Fyt et ce dernier.

Nature morte avec lièvre, fruit et perroquet, J. Fyt

Nature morte avec lièvre, fruit et perroquet, J. Fyt

photographie

Jan FYT, Nature morte avec lièvre, fruit et perroquet, huile sur toile. Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg, Russie. 

Crédits : Bridgeman Images

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En 1641, il est revenu à Anvers d'où il ne s'éloigna guère, mis à part deux voyages en Hollande en 1642 et en 1655. Fyt se maria en 1654 et eut quelques élèves (attestés comme Kerckhoven en 1649 et Treouts en 1659). Peintre abondant (plus de deux cents œuvres déjà repérées, s'échelonnant de 1638 à sa mort), graveur remarquablement habile et libre, il collabora fréquemment avec des peintres de figures et d'histoire comme Quellinus, Jordaens ou Willeboirts. Son répertoire comprend surtout des natures mortes de gibier, quelques bouquets de fleurs et de nombreux tableaux d'animaux vivants (chiens, basse-cour, aigles), comme le Combat d'un coq et d'un dindon (Musées royaux des beaux-arts, Bruxelles). Fortement marqué par Snyders et Paul de Vos, il échappe pourtant bientôt à leur grande manière décorative et se révèle un exécutant plus original et un peintre plus virtuose et savoureux. Moins ordonnateur que son maître, davantage porté au détail, plus statique et moins monumental et décoratif, Fyt se complaît dans des effets de pâte et de matière riches et saturées, des tons profonds notamment dans les bruns, des effets dramatiques et piquants d'éclairages [...]

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Écrit par :

  • : conservateur des Musées nationaux, service d'études et de documentation, département des Peintures, musée du Louvre

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Pour citer l’article

Jacques FOUCART, « FYT JAN - (1611-1661) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jan-fyt/