JOHNSON JAMES WELDON (1871-1938)

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Écrivain afro-américain, né le 17 juin 1871, à Jacksonville (Floride), mort le 26 juin 1938 à Wiscasset (Maine).

Enfant, James Weldon Johnson s'initie, entre autres disciplines, à la musique avec sa mère enseignante. Il obtient une licence (1894), puis une maîtrise de lettres (1904), à l'université d'Atlanta avant d'entrer à Columbia. Il dirige pendant plusieurs années la Stanton College Preparatory School, établissement réservé aux Noirs, à Jacksonville. Parallèlement, après des études de droit, il est admis en 1897 au barreau de Floride, où il commence à exercer. À la même époque, conjointement avec son frère, le compositeur John Rosamond Johnson (1873-1954), il se met à écrire des chansons. C'est ainsi que Lift Every Voice and Sing, adaptation de l'un de ses poèmes éponyme écrit en 1900, va en quelque sorte devenir l'hymne de la communauté afro-américaine. En 1901, le binôme s'installe à New York où il crée quelque deux cents chansons pour la scène musicale de Broadway.

Nommé en 1906 consul des États-Unis à Puerto Cabello (Venezuela) par le président Roosevelt, James Weldon Johnson devient en 1909 consul à Corinto (Nicaragua), poste qu'il occupe jusqu'en 1914. Il enseigne ensuite à l'université noire Fisk de Nashville (Tennessee). Entre-temps, il s'attelle à l'écriture d'un roman, Autobiography of an Ex-Coloured Man (1912, « Autobiographie d'un ci-devant homme de couleur »), qui, publié anonymement, ne sera véritablement remarqué qu'en 1927 avec sa réédition sous son nom. À partir de 1916, Johnson s'impose comme l'une des figures de proue de la N.A.A.C.P. (National Association for the Advancement of the Colored).

Après Fifty Years and Other Poems (1917, « Cinquante Années et autres poèmes »), il publie une anthologie sans précédent, Book of American Negro Poetry (1922, « Anthologie de la poésie négro-américaine »), ainsi que les recueils de sermons noirs Books of American Negro Spirituals (1925 et 1926), fruits de sa collaboration avec son frère. Son œuvre la plus célèbre, God's Trombones (1927, Sermons noirs), rassemble des sermons versifiés en parler noir, tels que The Creation et Go Down Death. Auteur d'une véritable anthologie de la culture noire, James Weldon Johnson livre, dans les préfaces de ses ouvrages, les analyses les plus perspicaces jamais réalisées sur les différentes formes de contribution des Noirs à la civilisation américaine. Dans un autre registre, Along This Way (1933, « Sur ma route ») est une autobiographie.

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RENAISSANCE DE HARLEM

  • Écrit par 
  • George HUTCHINSON
  • , Universalis
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Dans le chapitre « Le patrimoine noir et la culture américaine »  : […] W. E. B. Du Bois et son confrère de la N.A.A.C.P. James Weldon Johnson affirmaient que les seules traditions d'expression exclusivement américaines existant aux États-Unis étaient venues des Noirs Américains. Plus que tout autre groupe, ceux-ci avaient en effet été contraints de se reconstruire dans le Nouveau Monde, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/renaissance-de-harlem/#i_90627

Pour citer l’article

« JOHNSON JAMES WELDON - (1871-1938) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/james-weldon-johnson/