BYRNES JAMES FRANCIS (1879-1972)

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D'origine modeste, James F. Byrnes est élu, en 1910, représentant démocrate de la Caroline du Sud. En 1924, il abandonne la Chambre, se présente sans succès aux élections sénatoriales, mais prend sa revanche en 1930. Solide partisan du New Deal au cours du premier mandat de Franklin D. Roosevelt, Byrnes désapprouve ce qu'on appelle le deuxième New Deal, plus radical, condamne la campagne menée contre la Cour suprême en 1937 et les grèves avec occupation des usines.

Nommé à la Cour suprême par Roosevelt en 1941, il n'y siège qu'un an. En 1942, il devient directeur de la Stabilisation économique, avant de prendre la tête, en 1943, de l'Office de la mobilisation de guerre qui coordonne les activités de toutes les agences fédérales chargées de la production et de la répartition des approvisionnements civils. Alors qu'il s'est toujours opposé à l'extension des pouvoirs de l'État, Byrnes est l'un des « tsars » de l'économie américaine. Son poids dans le gouvernement est tel qu'en 1944 on songe un moment à lui pour le poste de vice-président.

Dès que Truman accède au pouvoir suprême, il fait appel à Byrnes pour occuper les fonctions de secrétaire d'État. De 1945 à 1947, Byrnes voyage beaucoup, organise la résistance diplomatique à ce qu'il désigne sous le terme d'expansionnisme soviétique. On lui reproche quelquefois d'être trop intransigeant : il exige et obtient en 1947 la démission d'Henry Wallace, secrétaire au Commerce, jugé trop « mou ». Cette même année, il quitte le département d'État, retourne en Caroline du Sud où, en 1950, il se fait élire gouverneur, après avoir dénoncé les excès dirigistes du président Truman et les bénéficiaires du système : les Noirs. En 1952, il se rallie à la candidature du républicain Eisenhower, puis, en 1960, à celle de Nixon et, en 1964, à celle de Goldwater. Son dernier combat politique est dirigé contre la désagrégation et le welfare.

—  André KASPI

Écrit par :

  • : professeur d'histoire de l'Amérique du Nord à l'université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne

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Dans le chapitre « Création du Parti socialiste unifié »  : […] : l'Allemagne devenait progressivement un enjeu de la rivalité entre l'U.R.S.S. et les Anglo-Saxons. Molotov en juillet 1946, Byrnes, en septembre, se prononçaient l'un et l'autre en faveur de la reconstruction d'une Allemagne unifiée et démocratique ; mais il était clair que les deux hommes ne donnaient pas le même sens au mot de démocratie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/allemagne-politique-et-economie-depuis-1949-republique-democratique-allemande/#i_14232

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Pour citer l’article

André KASPI, « BYRNES JAMES FRANCIS - (1879-1972) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/james-francis-byrnes/