JACOB BEN SHESHET (XIIIe s.)

Kabbaliste qui vécut en Catalogne et fit partie du cénacle de Gérone, avec Azriel, Ezra ben Salomon et leur condisciple, plus jeune, Moïse ben Naḥman (Naḥmanide), lequel les dépassa tous en célébrité. La diffusion d'un des écrits de Jacob ben Sheshet a été d'ailleurs en partie due à son attribution, erronée, à Naḥmanide ; il s'agit d'un traité sur « la foi et la confiance » (Ha Emuna Weha-bittahon).

Le plus célèbre traité de Jacob ben Shéshet est un ouvrage de polémique destiné à réfuter les thèses rationalistes des disciples de Maimonide, présentées en l'occurrence par Samuel ibn Tibbon. Ce traité est la première œuvre de polémique émanant des milieux kabbalistiques ; il prouve qu'à l'époque les kabbalistes ont déjà ouvertement pris position en tant que défenseurs de la doctrine orthodoxe au sein du judaïsme. Jacob ben Sheshet y expose en clair les théories kabbalistiques, alors même que ses contemporains et condisciples n'osaient en parler qu'en termes voilés.

Son troisième traité, intitulé La Porte du ciel (Shaar ha-Shamayim) et écrit en prose rimée, contient des vues originales sur les méthodes de la prière et leur efficacité.

—  Gabrielle SED-RAJNA

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Gabrielle SED-RAJNA, « JACOB BEN SHESHET (XIIIe s.) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 août 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacob-ben-sheshet/