LANGMUIR IRVING (1881-1957)

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Chimiste et physicien américain né à Brooklyn (New York) et mort à Falmouth (Massachusetts). Après des études de métallurgie à l'université Columbia, Irving Langmuir prépare sa thèse sous la direction de Walther Nernst à Göttingen. Rentré aux États-Unis, il y dirige des recherches pour le compte de la General Electric (Schenectady, N.Y.) de 1909 à 1950.

Ses travaux sur les films moléculaires à la surface des solides et des liquides, en ouvrant un champ nouveau à la recherche sur les colloïdes et à la biochimie, lui valent de recevoir en 1932 le prix Nobel de chimie.

En étudiant les décharges électriques dans les gaz, l'émission d'électrons et la chimie superficielle du tungstène porté à haute température, il parvient à prolonger la durée de vie des lampes à filament de tungstène. Il met au point une pompe à vide, les lampes radio et un chalumeau à plasma qui permet d'atteindre des températures de 10 000 K.

Irving Langmuir et E. D. MacArthur

Irving Langmuir et E. D. MacArthur

photographie

Irving Langmuir (à droite), Prix Nobel de chimie 1932, examine avec E. D. MacArthur une copie de la lampe thermo-ionique inventée par Edison. Plus à droite, on peut voir son tube à haut vide qu'il conçut en 1912 pour ses recherches sur les flux d'électrons, lesquelles eurent de nombreuses... 

Crédits : Encyclopaedia Britannica, Inc

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Indépendamment de l'atomiste américain Gilbert N. Lewis, Langmuir élabore des théories de la structure atomique et de la formation des liaisons chimiques, en introduisant la notion de covalence. Avec ses collaborateurs, il est, en 1946, l'initiateur de l'injection d'iodure d'argent et de neige carbonique dans les nuages pour déclencher la pluie.

—  Agnès LECOURTOIS

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Pour citer l’article

Agnès LECOURTOIS, « LANGMUIR IRVING - (1881-1957) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 avril 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/irving-langmuir/