HOLZBAUER IGNAZ (1711-1783)

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Né à Vienne, Holzbauer, qui mène à Vienne des études de droit et de théologie, s'initie à la composition grâce au célèbre Gradus ad Parnassum du maître de chapelle impériale Johann Joseph Fux, qui, estimant ne rien avoir à lui apprendre de plus, lui conseille d'aller se perfectionner en Italie, où il se rend en effet. On le retrouve peu de temps après maître de chapelle en Moravie, puis de nouveau à Vienne (1741). Après un second voyage en Italie et deux années à Stuttgart comme chef d'orchestre, il est appelé en 1753 à Mannheim, où, exception faite de trois nouveaux voyages en Italie, il finira ses jours après avoir refusé, en 1778, de suivre à Munich l'électeur Karl Theodor. Comme tous les compositeurs de Mannheim, il écrivit beaucoup de musique instrumentale, dont environ soixante-dix symphonies. Mais son importance est surtout liée à ses opéras, à ses oratorios et à ses messes, ce qui s'explique largement par sa formation à l'école de Fux. En 1777, Mozart entendit à Mannheim deux œuvres de Holzbauer qu'il vanta chaleureusement : une messe déjà ancienne, mais dont la sûreté d'écriture l'avait impressionné ; et surtout l'opéra Günther von Schwarzburg, un des premiers en langue allemande sur un livret mettant en scène des personnages tirés de l'histoire germanique. Son second opéra allemand, La Mort de Didon (Der Tod der Dido), fut donné à Mannheim en 1779. Les autres sont en langue italienne, y compris son dernier, Tancredi (1783). Pour une exécution aux Concerts spirituels à Paris en 1778, Mozart ajouta à un Miserere de Holzbauer huit numéros malheureusement perdus.

—  Marc VIGNAL

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Marc VIGNAL, « HOLZBAUER IGNAZ - (1711-1783) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ignaz-holzbauer/