MAÏNASSARA IBRAHIM BARÉ (1949-1999)

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Homme d'État nigérien, né le 9 mai 1949 à Maradi (Afrique-Occidentale française), mort le 9 avril 1999 à Niamey (Niger).

D'origine haoussa, Ibrahim Baré Maïnassara s'engage dans l'armée en 1970 et, trois ans plus tard, devient aide de camp du président Seyni Kountché. Fidèle à son supérieur, Maïnassara est nommé commandant de la garde présidentielle en 1976, avant de prendre la tête de la prestigieuse force aérienne en 1978. Il occupe ensuite divers postes diplomatiques à l'étranger : il est ainsi attaché militaire auprès de l'ambassade nigérienne à Paris (1986-1987), puis ambassadeur en France (1988-1990) et en Algérie (1990-1992). De retour au Niger en 1992, il devient le conseiller à la défense d'Amadou Cheiffou, Premier ministre du gouvernement de transition.

Lors de l'avènement de la démocratie au Niger en 1993, Maïnassara est nommé chef d'état-major par le président Mahamane Ousmane. En 1995, le Premier ministre Hama Amadou le place à la tête de l'armée. Mais le gouvernement est affaibli par des luttes de pouvoir internes et Ousmane s'apprête à dissoudre l'Assemblée législative, contrôlée par l'opposition. Le 27 janvier 1996, Maïnassara organise un coup d'État soutenu par l'armée et renverse le président élu Ousmane. Il se proclame chef du Conseil de salut national, suspend la Constitution et interdit les partis politiques. Condamné par les États-Unis et la France, qui suspendent alors leurs aides financières, Maïnassara organise de nouvelles élections en juillet, qu'il remporte dans des circonstances douteuses après avoir notamment assigné à résidence les candidats de l'opposition et réprime toute manifestation des opposants.

Ibrahim Baré Maïnassara, 1996

Ibrahim Baré Maïnassara, 1996

photographie

Le chef d'État nigérien Ibrahim Baré Maïnassara en tournée électorale à Dosso, pour la présidentielle qu'il remportera le 8 juillet 1996. Porté au pouvoir le 27 janvier par l'armée aux dépens de Mahamane Ousmane, il sera lui-même victime d'un coup d'État et assassiné par sa garde... 

Crédits : PA Photos

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Maïnassara est critiqué pour sa politique répressive. Après avoir échappé à plusieurs tentatives d'assassinat, il est tué en avril 1999 à l'aéroport de Niamey, par des membres de sa garde personnelle.

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Dans le chapitre « Entre deux coups d'État, une quatrième République troublée : 1996-1999 »  : […] En prenant le pouvoir, le Conseil de salut national (CSN), dirigé par le colonel Ibrahim Baré Maïnassara, justifia son intervention en invoquant la crise institutionnelle, le blocage du pays et les risques de guerre civile. Il promit de rendre le pouvoir aux civils après l'adoption d'une nouvelle Constitution. Celle-ci, instaurant un régime présidentiel, fut adoptée en mai 1996 et en juillet, une […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/niger/#i_28335

Les derniers événements

24 novembre 1999 • NigerÉlection de Tanja Mamadou à la présidence.

doit permettre à la junte, dirigée par le commandant Daouda Mallam Wanké, au pouvoir depuis l'assassinat, en avril, du président Ibrahim Baré Maïnassara, de céder la place à un gouvernement civil avant la fin de l'année.  [...] Lire la suite

9-19 avril 1999 • NigerAssassinat du président Ibrahim Baré Maïnassara.

Le 9, le président Ibrahim Baré Maïnassara est assassiné par les membres de sa garde personnelle. Le Premier ministre, Ibrahim Hassan Mayaki, évoque un « accident malheureux ». Le colonel Maïnassara avait pris le pouvoir en janvier 1996. Il avait depuis lors perdu le soutien de l'armée. Le 11, un [...] Lire la suite

8-10 juillet 1996 • NigerÉlection contestée du chef de la junte Ibrahim Baré Maïnassara à la présidence.

dont ils désignent le président. Le 10, la nouvelle commission proclame la victoire du général Ibrahim Baré Maïnassara, chef de la junte, qui se présentait comme « candidat indépendant » et qui recueille 52,22 p. 100 des suffrages. L'ancien président Mahamane Ousmane, renversé par les militaires [...] Lire la suite

27 janvier - 1er février 1996 • NigerCoup d'État du colonel Baré Maïnassara contre le président Mahamane Ousmane.

Le 27, l'armée renverse le président Mahamane Ousmane, démocratiquement élu en avril 1993. Celui-ci est arrêté, ainsi que le Premier ministre Hama Amadou. Le colonel Ibrahim Baré Maïnassara, chef d'état-major de l'armée, annonce la dissolution du Parlement, la suspension des partis politiques [...] Lire la suite

Pour citer l’article

« MAÏNASSARA IBRAHIM BARÉ - (1949-1999) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ibrahim-bare-mainassara/