BELAFONTE HARRY (1927- )

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Chanteur américain, né le 1er mars 1927 à New York.

Né d'un père martiniquais et d'une mère jamaïcaine émigrés aux États-Unis, Harold George Belafonte, Jr. suit sa mère lorsque celle-ci retourne vivre en Jamaïque de 1935 à 1940. Il quitte le lycée pour rentrer dans la marine américaine au milieu des années 1940. De retour à New York, le jeune Harry fréquente l'école d'art dramatique – Dramatic Workshop – fondée par Erwin Piscator. Repéré dans un numéro de chant, il décroche un contrat dans une boîte de nuit et enregistre des titres populaires. En 1950, Harry Belafonte se lance dans la chanson folk. Il épluche alors les archives de la bibliothèque du Congrès, apprenant les airs populaires américains qu'il y découvre. Il interprète également des chansons venues des Caraïbes et se produit dans les cabarets et les théâtres. Jouant de son charme, il est souvent l'invité des programmes télévisés de variété. Grâce à des succès comme Day-O (Banana Boat Song) et Jamaica Farewell, il lance une mode pour le rythme antillais du calypso. Au milieu des années 1950, Harry Belafonte et Mark Twain and Other Folk Favorites inaugurent le début d'une série d'albums de chansons folk à succès.

Harry Belafonte incarne le premier rôle masculin (bien qu'il ne chante pas) dans la comédie musicale Carmen Jones, adaptation de l'ouvrage de Bizet portée au cinéma en 1954 par Otto Preminger. Ce premier succès au grand écran lui permet de décrocher la tête d'affiche dans Island in the Sun (1957, Une Île au soleil). Belafonte produit en outre le film Odds Against Tomorrow (1959, Le Coup de l'escalier), dans lequel il figure également, et devient dès les années 1960 le premier producteur de télévision afro-américain. Belafonte fait ainsi découvrir au public américain deux chanteuses de talent, la Sud-Africaine Miriam Makeba et la Grecque Nana Mouskouri. Militant en faveur des droits civiques, il soutient également des causes humanitaires. Dans les années 1970, Belafonte relègue sa carrière musicale au second plan pour jouer dans les films Buck and the Preacher (1972, Buck et son complice) et Uptown Saturday Night (1974). Par la suite, il se consacre principalement à la lutte pour les droits de l’homme dans le monde.

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Pour citer l’article

« BELAFONTE HARRY (1927- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/harry-belafonte/