HARPE ÉOLIENNE

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La harpe éolienne – qui tire son nom d'Éole, le dieu grec des vents – est un instrument de musique à cordes qui émet des sons sous l'action du vent. Elle se compose d'une caisse de résonance en bois de 85 à 110 centimètres de longueur, de 12 à 26 centimètres de largeur et de 5 à 9 centimètres d'épaisseur sur laquelle sont disposées avec une tension relativement faible de quatre à douze cordes en boyau. Ces cordes sont toutes de la même longueur mais leur épaisseur, donc leur élasticité, varie. Elles sont toutes accordées sur la même note. Dans le vent, elles vibrent en parties aliquotes (c'est-à-dire par moitié, par tiers, par quart...), produisant ainsi l'octave, la douzième, la seconde octave et les harmoniques supérieurs successifs de la note fondamentale de la corde.

Le principe de la vibration naturelle des cordes sous la pression du vent est connu depuis longtemps. Selon la légende, le roi David suspendait son kinnôr (lyre hébraïque) au-dessus de son lit la nuit pour attraper le vent, et, au xe siècle, Dunstan de Cantorbéry faisait produire des sons à une harpe en laissant le vent souffler sur ses cordes.

La première harpe éolienne connue a été construite par Athanasius Kircher et est décrite dans son ouvrage Musurgia Universalis (1650). La harpe éolienne fut très en faveur en Allemagne et en Angleterre durant le romantisme, à la fin du xviiie siècle et au début du xixe. Mentionnons deux tentatives visant à concevoir une version à clavier avec une soufflerie : l'anémocorde (ou aéro-clavicorde), fabriqué à Paris en 1789 par l'Allemand Johann Jakob Schnell, et le piano éolien, fabriqué en 1837 par M. Isouard.

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« HARPE ÉOLIENNE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 11 septembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/harpe-eolienne/