GENÉVRIER COMMUN

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Surtout connu de nos jours comme condiment de la choucroute et aromate du gin, le genévrier commun (Juniperus communis L. ; cupressacées) aux « baies » bleues (galbules)a un long passé parmi les simples. Répandu dans la plus grande partie de l'Europe, il a servi très tôt de remède. En le prescrivant contre les rétentions d'urine et la sciatique, Caton, trois siècles avant notre ère, se faisait sans doute l'écho d'usages bien antérieurs. Dioscoride, au ier siècle, définit ses indications principales en le conseillant en outre dans les maux d'estomac et la toux. Au Moyen Âge, le genévrier est très usité. On lui attribue alors le pouvoir de guérir aussi bien l'hystérie que la peste, de « résister aux poisons » de toute nature. En 1850, Cazin le place encore « au premier rang des substances indigènes ».

Genévrier (rameau et fruits)

Genévrier (rameau et fruits)

photographie

Ici Juniperus communis L., le genévrier commun (famille des Cupressaceae). C'est une plante ligneuse très rustique à port variable (d'arbuste de 30 cm à arbre de 10 m), répandue sur tous les continents en région tempérée, à feuilles aciculaires piquantes. Ses fruits (galbules),... 

Crédits : Istituto Geografico De Agostini

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Le genévrier renferme une essence aromatique de composition complexe qui produit par oxydation à l'air une substance cristallisée, le « camphre de genièvre ». Les « baies » contiennent en outre une matière colorante de la nature des tanins, la junipérine, de la résine, de l'huile, des sucres, des acides organiques. C'est vraisemblablement à l'ensemble de ces composants qu'il faut attribuer les propriétés toniques, diurétiques, sudorifiques, anticatarrhales et antiseptiques de la plante. On emploie surtout les « baies », récoltées à maturité (automne de la deuxième année).

Toniques, les « baies » de genévrier se recommandent dans l'anorexie, l'atonie intestinale, les fermentations et, sur un plan plus large, dans les états d'asthénie, la dysménorrhée par atonie, etc. Leur usage condimentaire se justifie non seulement du point de vue gustatif mais aussi par des effets « apéritifs » et « digestifs » certains. Un vin apéritif et tonique s'obtient en faisant macérer pendant quatre jours 20 grammes de « baies » concassées et 20 grammes de jeunes rameaux hachés dans 1 litre de vin blanc ; passer ; ajouter 30 grammes de sucre ; prendre 1 verre à liqueur à 1 verre à bordeaux par jour.

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Pour citer l’article

Pierre LIEUTAGHI, « GENÉVRIER COMMUN », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/genevrier-commun/