BONNIER GASTON (1853-1922)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Botaniste français, Gaston Bonnier entre à l'École normale supérieure en 1873, y devient préparateur, maître de conférences, puis directeur du laboratoire de recherches (1886). En 1887, élu à la chaire de botanique à la Sorbonne, il en dirige le laboratoire de recherches, mais, devant l'exiguïté des locaux, il obtient en 1890 la création et la direction du laboratoire de biologie végétale de Fontainebleau, ce qui permet une plus large expérimentation. C'est en effet avant tout le biologiste qui se révèle, en 1879, dans sa thèse pour le doctorat ès sciences (Les Nectaires : étude critique, anatomique et physiologique, 1880). Il s'attache ensuite à des problèmes d'écologie expérimentale : influence des conditions extérieures sur la respiration des plantes (air libre, air dépourvu de germes, air confiné, lumière électrique continue, obscurité, etc.), démonstration de la dualité biologique des lichens, en associant expérimentalement algues et champignons (Recherches sur la synthèse des lichens, 1888). Il étudie les conditions écologiques de la morphogenèse et pour ce faire, il reproduit artificiellement à Fontainebleau des conditions de température et d'ensoleillement qui lui permettent de produire le nanisme chez certaines plantes de basse altitude cependant qu'en sens inverse la culture en basse altitude modifie diverses espèces alpines. Il compare la flore alpine à la flore pyrénéenne, ces deux dernières à la flore arctique, et précise l'influence de la haute altitude sur les fonctions des végétaux. Bonnier a consacré beaucoup de soin à développer l'enseignement de la botanique ; il crée la Revue générale de botanique et publie de nombreux ouvrages d'un ton simple, accessible au public : Flore du nord de la France et de la Belgique (1887), Flore des environs de Paris, Plantes des champs et des bois et La Flore complète de France, Suisse et Belgique. Son Traité de botanique reste un ouvrage de référence.

—  Jacqueline BROSSOLLET

Écrit par :

Classification


Autres références

«  BONNIER GASTON (1853-1922)  » est également traité dans :

LICHENS

  • Écrit par 
  • Henry DES ABBAYES
  •  • 3 578 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « La symbiose lichénique »  : […] un thalle, mais, faits sans asepsie rigoureuse, ils n'ont pu être conduits très loin. G. Bonnier (1886, 1889) a publié des résultats spectaculaires allant jusqu'au développement complet en un à trois ans de Xanthoria parietina et de quelques autres espèces avec production d'apothécies. Cependant, ses méthodes ont été critiquées […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lichens/#i_1951

NÉO-LAMARCKISME

  • Écrit par 
  • Laurent LOISON
  •  • 4 250 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Unité et diversité des néo-lamarckismes »  : […] guidait la marche évolutive au cours des temps géologiques. Gaston Bonnier, par exemple, réalisa durant cette période de multiples expérimentations de terrain : il planta des boutures du même pied initial à différentes altitudes, en conservant autant que possible un sol identique, et parvint aisément à montrer que la forme, la taille et la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neo-lamarckisme/#i_1951

Pour citer l’article

Jacqueline BROSSOLLET, « BONNIER GASTON - (1853-1922) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/gaston-bonnier/