FACTORY RECORDS

La firme discographique Factory Records, née pendant la période punk de la fin des années 1970, fut au cœur de la scène musicale de Manchester jusqu'à ce que celle-ci s'effondre au début de la décennie 1990. Comme le groupe de Manchester The Buzzcocks, le cofondateur de Factory, Anthony H. Wilson (présentateur de l'influent programme télévisé britannique de pop music intitulé So It Goes), apprend les ficelles du métier avec les Sex Pistols. Après avoir fait ainsi ses premières armes, il décide de prendre une tout autre direction avec l'aide du graphiste Peter Saville, dont le design néoclassique sera la signature des pochettes du label. Factory Records attire tout d'abord le groupe The Durutti Column, qui, sous la houlette de Vini Reilly, mêle savamment ambiances mélancoliques et trouvailles musicales. Viennent ensuite Orchestral Manoeuvres in the Dark et leur électro-pop rageuse, ainsi que Joy Division, groupe aux angoisses théâtrales et ténébreuses formé et façonné par l'un des plus grand producteurs de la ville, Martin Hannett. Le plus célèbre « tube » de Joy Division, Love Will Tear Us Apart (1980), sort après le suicide de Ian Curtis, chanteur du groupe. Malgré ce drame, celui-ci poursuit sa carrière sous un autre nom, New Order, et participe au financement de l'autre grand projet lancé par le label dans les années 1980, L'Hacienda, un club où la dance music se mêle au post-punk. De ce savant mélange naîtront des groupes tels que Simply Red, Happy Mondays, Stone Roses et The Smiths, caractérisé par ses délires maniaco-dépressifs. Seul Happy Mondays enregistrera pourtant chez Factory Records.

—  Peter SILVERTON, Universalis

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Peter SILVERTON, « FACTORY RECORDS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 septembre 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/factory-records/