LOUBET ÉMILE (1838-1929)

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Homme d'État français, né le 31 décembre 1838 à Marsanne (Drôme), mort le 20 décembre 1929 à Montélimar.

Avocat de formation, élu député en 1876, Émile Loubet défend la cause républicaine et œuvre plus particulièrement pour une école primaire laïque, gratuite et obligatoire. Élu au Sénat en 1885, il est ministre des Travaux publics de décembre 1887 à mars 1888. Nommé président du Conseil et ministre de l'Intérieur en février 1892, son mandat prend fin dès le mois de novembre en raison du scandale de Panamá. Il demeure cependant quelque temps ministre de l'Intérieur dans le cabinet de son successeur.

En 1899, Loubet est élu président de la République. Dreyfusard favorable à la révision du procès, il charge Waldeck-Rousseau de former un gouvernement afin de régler l'affaire Dreyfus et demande à tous les républicains de se rallier derrière lui. Dreyfus, ramené de l'île du Diable où il était emprisonné, est à nouveau condamné par la cour martiale. En lui accordant une grâce présidentielle, Loubet consacre néanmoins la victoire des républicains.

Le septennat de Loubet est également marqué par la séparation définitive de l'Église et de l'État. En 1905, au beau milieu d'une violente controverse, toutes les relations entre l'État et les diverses Églises, catholiques, protestantes ou juives, sont ainsi rompues.

Loubet mène également une politique étrangère active. Il rend notamment visite à Nicolas II en Russie, à Édouard VII en Grande-Bretagne et à Victor-Emmanuel III en Italie, cette dernière rencontre provoquant la colère du pape Pie X. Loubet apaise par ailleurs les relations avec l'Angleterre en réglant le différend colonial par l'Entente cordiale , conclue en avril 1904.

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AFFAIRE DREYFUS - (repères chronologiques)

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TROISIÈME RÉPUBLIQUE

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Pour citer l’article

« LOUBET ÉMILE - (1838-1929) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 avril 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/emile-loubet/