DOHA

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Capitale du Qatar, située sur la côte est de la péninsule de Qatar, dans le golfe Persique, la ville de Doha (en arabe Ad-dawhah, « baie ») a connu, depuis quelques années, un essor démographique soutenu : de 612 707 habitants recensés en 2004, la zone métropolitaine serait passée à 1 million en 2008, soit l’essentiel de la population de l’émirat. Située dans une baie peu profonde, mesurant environ 5 kilomètres d’est en ouest, Doha est depuis longtemps un port d’importance locale. En raison de la présence de récifs coralliens au large et de la faible profondeur de la baie, ses installations ne pouvaient accueillir que de petits bateaux avant l’achèvement du port en eaux profondes dans les années 1970.

Qatar : carte administrative

Carte : Qatar : carte administrative

Carte administrative du Qatar. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Situé dans le nord-ouest de la ville contemporaine, le quartier historique Al-Bida’ – Bida pour les marins – fut probablement fondé par des Soudanais ayant fui l’émirat d’Abu Dhabi. Après avoir longtemps abrité les pirates qui écumaient le golfe Arabo-Persique, le petit village de Doha fut détruit en 1867 lors de la guerre entre Bahreïn (soutenu par Abu Dhabi) et le Qatar. En imposant la paix l’année suivante, Londres plaça Mahammad ibn Thani Al-Thani, cheikh de Doha, à la tête du Qatar. Ce dernier accepta de respecter la trêve maritime perpétuelle conclue en 1853, portant ainsi un coup significatif à la piraterie. L’Empire ottoman, souverain d’une grande partie de la péninsule arabique, maintenait de façon sporadique une garnison à Doha. Lorsque le Qatar devint un protectorat britannique, en 1916, un agent politique britannique s’installa dans la ville. En septembre 1971, le Qatar accéda à l’indépendance, Doha fut alors choisie comme capitale.

Longtemps restée un petit village vivant de la pêche perlière et des poissons, Doha possédait encore près de 350 bateaux perliers au début du xxe siècle. L’essor des perles de culture japonaises et la crise économique mondiale des années 1930 affectèrent durement la ville. Mais, comme ailleurs dans le Golfe, la mise en exploitation d’importantes ressources pétrolières après la Seconde Guerre mondiale allait métamorphoser l’économie nationale et la ville. Le Qatar devint un pays extrêmement prospère, jouissant d’un revenu par habitant parmi les plus élevés du monde, et entreprit de moderniser la capitale en profondeur. Les vieux quartiers insalubres furent rasés et remplacés par des zones commerciales et résidentielles modernes. La ville fut dotée d’un réseau d’alimentation en eau obtenue par distillation de l’eau de mer. Un port en eaux profondes fut construit pour accueillir des navires de haute mer. Le nouveau palais du gouvernement érigé sur le front de mer en 1969 est, comme l’aéroport international situé au sud-est de la ville, un témoin significatif de la prospérité de l’ère pétrolière. Plus récemment, Doha est devenue le siège du réseau de télécommunications arabe Al-Jazirah, dont l’activité, commencée en 1996 avec le soutien de l’émir du Qatar, a révolutionné le paysage audiovisuel au Moyen-Orient. À proximité de Doha, de vastes projets immobiliers résidentiels comme West Bay Lagoon, Lusail City ou l’étonnante île artificielle de Pearl-Qatar illustrent la vigueur du développement démographique et économique de la capitale.

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QATAR

  • Écrit par 
  • André BOURGEY, 
  • Philippe DROZ-VINCENT
  •  • 5 846 mots
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Dans le chapitre « Une stratégie performante  »  : […] La montée en puissance économique du Qatar est orchestrée par le Qatar Supreme Council for Economic Affairs and Investment, dont la stratégie vise à utiliser les opportunités de la mondialisation (le Qatar est membre de l'O.M.C. depuis janvier 1996) et à impulser le développement par un volontarisme copié sur Singapour ou Dubaï. L'État joue un rôle majeur, en particulier l'influent ministre de l' […] Lire la suite

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Pour citer l’article

« DOHA », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 01 décembre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/doha/