CÓRDOBA, Argentine

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Deuxième ville d'Argentine après Buenos Aires, avec 1,36 million d'habitants en 2001, Córdoba (chef-lieu de la province homonyme) est aussi la capitale de l'intérieur. Au contact de la Pampa et de la sierra de Córdoba, qui la limite à l'ouest, elle exerce son influence sur toute l'Argentine subtropicale et andine de l'Ouest et du Nord-Ouest. Les colonisateurs espagnols surent apprécier cette situation ainsi que le site de piémont irrigable, de sorte qu'aux xviie et xviiie siècles la ville comptait déjà une aristocratie terrienne, une bourgeoisie commerçante et un riche clergé qui y créa la première université argentine (en 1613). À la fin du xixe siècle, la « conquête du désert » lui ouvre l'espace pampéen en élargissant les limites de la province de Córdoba. La crise de 1930 permet de mobiliser les immigrants (métis du Nord-Ouest, Italiens et Espagnols de la Pampa agricole) pour l'industrialisation décidée par les responsables politiques tant nationaux que locaux. Les forces armées, notamment, développent des industries mécaniques ; celles-ci seront reconverties (transports routiers et ferroviaires) et démultipliées à partir de 1955 par des investissements américains, italiens et français, notamment dans le domaine de la construction automobile. L'expansion industrielle de la décennie 1955-1965 (due en partie à la disponibilité d'énergie électrique fournie par le bassin du San Roque), qui voit s'implanter des industries chimiques, textiles, agroalimentaires et des cimenteries, provoque un fort appel de migrants depuis les régions subandines, tandis que les descendants des petites bourgeoisies rurales pampéennes prennent en charge les services et les emplois d'encadrement. La structure sociale et le tissu urbain de Córdoba subissent de profondes transformations qui bouleversent le dessin et la morphologie de cette ville, naguère célébrée pour son charme « colonial » : d'immenses quartiers modernes, résidentiels ou populaires, parfois miséreux (villas miserias) poussent à la périphérie du noyau historique.

Argentine : carte administrative

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Carte administrative de l'Argentine. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Dans la poursuite de sa vocation de grande métropole de l'intérieur, Córdoba, qui a su se convertir en pôle technologique performant après la crise industrielle, sera reliée à Buenos Aires par un train à grande vitesse. Córdoba est effectivement un important nœud de communications vers la Pampa et les villes du Nord-Ouest, ainsi qu’une destination touristique privilégiée (sierras alentour). Appelée la « Docte », elle est une des villes ayant le plus fort pourcentage d’étudiants parmi sa population (12 p. 100 en 2005).

—  Romain GAIGNARD

Écrit par :

  • : maître assistant des facultés des lettres et sciences humaines, professeur à l'université nationale de Cuyo-Mendoza, Argentine

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ARGENTINE

  • Écrit par 
  • Romain GAIGNARD, 
  • Roland LABARRE, 
  • Luis MIOTTI, 
  • Carlos QUENAN, 
  • Jérémy RUBENSTEIN, 
  • Sébastien VELUT
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  •  • 18 médias

Dans le chapitre « L'Argentine pampéenne »  : […] L'Argentine pampéenne bénéficie à la fois des conditions agroclimatiques exceptionnelles de la Pampa, de l'implantation du réseau urbain le plus dense et des meilleures infrastructures de transport et d'exportation. La plaine de la Pampa s'étend sur plus de 500 000 kilomètres carrés, parvenant vers le sud jusqu'à Bahía Blanca, à l'ouest jusqu'à San Luís et au nord jusqu'à Santa Fe et Córdoba. El […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/argentine/#i_49360

Pour citer l’article

Romain GAIGNARD, « CÓRDOBA, Argentine », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/cordoba-argentine/