CLYDESIDE

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Grosse conurbation britannique située sur l'estuaire de la Clyde près de la côte atlantique, Clydeside abritait, sur 1 p. 100 de la superficie de l'Écosse, près de 2 millions d'habitants en 1990, soit presque le tiers de la population écossaise totale. Le centre directeur en est Glasgow (580 000 hab. dans la ville en 2006 ; 1,7 million dans l’agglomération). Les autres villes formaient une banlieue industrielle et extrêmement dense dont la population a singulièrement diminué en raison de la crise économique des années 1980. En amont de Glasgow, Hamilton est ainsi passée de 107 500 habitants en 1993 à 48 = 220 en 2004 ; de même pour Motherwell, de 143 730 à 30 520. En aval, la baisse a été moins sensible, même si Clydebank ne compte plus que 29 600 habitants en 2004, au lieu de 46 580 en 1993. Ce déclin est d’autant plus frappant que l’essor de cette conurbation a été fulgurant au xixe siècle ; sa population est passée de 160 000 habitants en 1801 à 1 424 000 en 1901 du fait de l'afflux de personnes venues d'Écosse, d'Irlande et du nord de l'Angleterre, et d'un taux de natalité élevé. L'emploi était en effet surabondant dans les mines de fer et de charbon, dans la sidérurgie, les industries métallurgiques lourdes, les chantiers navals (alors les premiers du monde), l'industrie textile et dans les ports. Mais ces industries traditionnelles n'ont plus la prospérité d'antan. Les industries nouvelles (automobile à Linwood ; horlogerie, véhicules à chenilles, moteurs d'avion à Glasgow ; machines de bureau à Hillington ; industries chimiques, industrie du bois, papier et imprimerie à Glasgow) n'ont pas suffi à compenser le déclin de l'emploi, mais elles assurent une importante diversification.

Dans les années 1960, la chute de la population a tenu à la démolition des quartiers vétustes, visant à décongestionner en particulier le centre surpeuplé de Glasgow, et au transfert de la population excédentaire dans trois villes nouvelles construites aux frais de l'État : East Kilbride fondée en 1947 (73 800 hab. en 2004), Cumbernauld fondée en 1956 (51 300 hab.) et Irvine fondée en 1966 (32 600 hab.). Ces trois villes sont parvenues à attirer une population et des emplois nombreux, surtout dans les industries à haute technologie telles que l'électronique et l'informatique. Pour autant, la population de ces villes s'est tassée entre 1993 et 2004.

Glasgow, largement reconvertie dans les activités de services (banque, assurances), s'est aussi imposée comme une des capitales européennes de la culture.

—  Claude MOINDROT

Écrit par :

  • : docteur ès lettres, professeur à l'université de Paris-VII

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GLASGOW

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  • Claude MOINDROT
  •  • 514 mots
  •  • 1 média

Première ville d'Écosse (580 000 hab. en 2006 dans la ville ; 1,7 million dans l'agglomération), Glasgow est située sur l'estuaire de la Clyde, élément principal d'une conurbation portuaire et industrielle dite Clydeside. Fondée au vi e  siècle, dotée d'un évêché en 1115, d'une université en 1451, Glasgow est restée pendant des siècles un petit centre commercial, intellectuel et religieux. Son es […] Lire la suite

LOWLANDS

  • Écrit par 
  • Claude MOINDROT
  •  • 435 mots

Profonde dépression structurale de l'Écosse centrale, orientée du nord-est au sud-est et limitée au nord et au sud par deux grandes failles à regard interne. L'érosion a creusé les roches les plus tendres du fossé (grès, houille), mettant en relief de petits massifs volcaniques — comme les Sidlaw, les Ochil, les Campsie (500 m) — qui fragmentent la plaine. De longs estuaires, la Clyde à l'ouest, l […] Lire la suite

Pour citer l’article

Claude MOINDROT, « CLYDESIDE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 25 février 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/clydeside/