CLORIVIÈRE PIERRE JOSEPH PICOT DE LA (1735-1820)

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Jésuite français, lié à la Compagnie quelques jours avant sa dissolution par Clément XIV (1773), Clorivière connaît l'exil, puis la clandestinité et la prison entre 1793 et 1809, à cause de ses amitiés royalistes. Il reste fidèle, dans ses épreuves, à sa vocation de directeur de conscience et de religieux. Après des essais de reconstitution clandestine de la Compagnie, après la fondation des Filles de Marie, « religieuses dans le monde », il est chargé, en 1814, de regrouper les jésuites français, dont l'ordre venait d'être restauré par Pie VII. La spiritualité du père Clorivière, sans être originale, possède des traits caractéristiques : centrée sur le Christ mystique, elle se situe dans la tradition de Louis Lallemant et de Rigoleuc ; Clorivière insiste sur l'importance de l'oraison pratique dans la contemplation et sur la place de l'Esprit saint dans la prière.

—  Jean-Robert ARMOGATHE

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Jean-Robert ARMOGATHE, « CLORIVIÈRE PIERRE JOSEPH PICOT DE LA (1735-1820) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 12 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/cloriviere-pierre-joseph-picot-de-la/