VIALLAT CLAUDE (1936- )

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L'œuvre du peintre Claude Viallat appartient à une esthétique née au milieu des années 1960, pour laquelle la question du renouvellement total des formes n'est pas pertinente. Partir d'une forme première, la développer et la différencier, la faire évoluer dans le temps et l'espace sans abandonner la configuration d'origine, telle fut dès 1966, la problématique de Viallat. Dans un ouvrage publié en 1976, Fragments, l'artiste écrit à ce propos : « La notion de redites, de séries ou de répétitions, devient une nécessité de fait. [...] Une toile – pièce – seule n'est rien, c'est le processus – système – qui est important. » Le travail de Viallat est donc à comprendre comme un principe unique aux ramifications multiples et aux métamorphoses internes posées comme nécessaires.

Claude Viallat est né à Nîmes en 1936. Entre 1955 et 1959 il suit les cours à l'école des Beaux-Arts de Montpellier ; sa peinture est, à cette époque, figurative. Après une longue interruption due au service militaire (1959-1961), dont la moitié en Algérie, Viallat poursuit ses études à l'École des beaux-arts de Paris (1962-1963) ; il est devenu peintre abstrait. De 1964 à 1967, il s'installe à Nice, où il enseigne à l'école des Arts décoratifs, et y rencontre certains artistes de l'« école de Nice » (Arman, Ben, Bernar Venet) ; dans cette même ville a lieu sa première exposition, en 1966, à la galerie A. Au cours de l'été de 1966, il met au point son procédé : une même forme apposée en imprégnation sur une toile non tendue et non apprêtée. À cette forme rectangulaire, dont les contours rappellent vaguement une éponge, viendront s'ajouter d'autres éléments formels tels que le choix restreint de couleurs, des empreintes monochromes disposées régulièrement sur des fonds uniformes. Après avoir remis en cause le support et l'outil, Viallat pose la problématique de la figure et du fond. À l'époque où il expose en 1968, à Paris, chez Jean Fournier, il commence un travail sur les nœuds, les filets, explore les rapports de tension entre ces éléments et leur support, qui peut être le sol ou des arbres, et ex [...]


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Écrit par :

  • : professeur en esthétique à l'université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne, critique d'art

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SUPPORTS / SURFACES

  • Écrit par 
  • Didier SEMIN
  •  • 2 479 mots

Dans le chapitre « Réduire l’art à ses éléments essentiels »  : […] C’est dans cette perspective qu’il faut comprendre la formule Supports/Surfaces, et la séduction qu'elle a exercée sur les artistes qui l'ont adoptée. Le support (toile, apprêtée ou non, châssis) et la surface sont un peu les éléments premiers du tableau, dans la tradition de la peinture ; ce qui resterait, en somme, si l'on pouvait, par hypothèse, décanter un art en laboratoire pour en extraire […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/supports-surfaces/#i_85543

Pour citer l’article

Jacinto LAGEIRA, « VIALLAT CLAUDE (1936- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/claude-viallat/