CHROMOSOMES ET GÉNÉTIQUE

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Pour étudier les mécanismes de l'hérédité, le généticien américain Thomas H. Morgan (1866-1945) choisit de travailler sur la mouche du vinaigre (drosophile). Alors que la drosophile possède normalement des yeux rouges, Morgan remarque certains individus aux yeux blancs. Ce caractère n'étant observé que chez les mâles, il avance que le facteur déterminant ce caractère est porté par le chromosome sexuel. En étendant cette approche, il découvre que les nombreuses mutations observées peuvent se ranger en quatre groupes dits de liaison, c'est-à-dire quatre groupes qui restent statistiquement associés de génération en génération. Comme la drosophile possède quatre paires de chromosomes, Morgan démontre ainsi que ces derniers constituent le support physique des gènes. En 1915, il publie The Mechanism of Mendelian Heredity (Le Mécanisme de l'hérédité mendélienne) ainsi qu'une carte de 85 mutations sur le génome de la drosophile. Ces travaux lui vaudront, notamment, d'être le premier généticien à recevoir, en 1933, le prix Nobel de physiologie ou médecine.

—  Nicolas CHEVASSUS-AU-LOUIS

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Nicolas CHEVASSUS-au-LOUIS, « CHROMOSOMES ET GÉNÉTIQUE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/chromosomes-et-genetique/