CANNABICH CHRISTIAN (1731-1798)

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Né à Mannheim dans une famille de musiciens, Cannabich entre dès 1744 dans le fameux orchestre de cette ville, dont Johann Stamitz, l'année suivante, prendra la direction. Son père, flûtiste et hautboïste, donne des leçons de flûte au prince-électeur Karl Theodor. Jusqu'en juillet 1753, le jeune Christian étudie avec Jommelli à Rome, et effectue peu après un assez long séjour à Milan. À la mort de Stamitz (1757), il lui succède à la tête de l'orchestre de Mannheim, et devient vite un des chefs les plus célèbres d'Europe. En 1764, 1766 et 1772, on le voit à Paris, où il se produit avec un succès d'autant plus grand que la réputation de l'orchestre de Mannheim est établie. Mozart, qu'il a déjà connu enfant à Paris, le voit très souvent lors de son séjour à Mannheim en 1777-1778 (il donne des leçons à sa fille Rose et lui dédie une sonate) et, dans ses lettres, parle à la fois de l'homme et de l'artiste en termes très chaleureux. Quand Karl Theodor devient électeur de Bavière, Cannabich le suit à Munich (1778), où il donne des concerts non plus seulement pour la Cour, mais aussi en public. Joseph Haydn, en route vers Londres, lui rend visite dans cette ville en 1790. Cannabich passe quelque temps à Vienne en 1796, et meurt à Francfort-sur-le-Main pendant une visite chez son fils.

Avant tout compositeur de musique instrumentale, Cannabich a laissé notamment de la musique de chambre et près de cent symphonies. À partir des années 1770, il se consacra de plus en plus aux ballets (beaucoup ont disparu). Dans ce genre, où souvent il se rapproche de Gluck, il put donner libre cours à son talent de coloriste : ainsi dans La Descente d'Hercule (1780) ou dans Les Meuniers provençaux. L'historien de la musique Charles Bruney décrit longuement La Foire de village hessoise qu'il vit à Schwetzingen en 1772. Cannabich écrivit également les opéras Azakia (1778) et La Croisée (1788), ainsi que le mélodrame Elektra (1780).

—  Marc VIGNAL

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Dans le chapitre « La vie musicale à Mannheim »  : […] Karl Theodor, qui accède au pouvoir en 1743, est un amateur d'art, et particulièrement de musique. Des artistes de tous pays vont venir à sa cour, attirés par son orchestre et son théâtre. Très attaché à la culture française, le prince cherche à imiter l'esprit parisien, surtout dans les domaines littéraire et philosophique, comme c'est le cas dans beaucoup de cours allemandes de l'époque. La nomi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecole-de-mannheim/#i_22571

Pour citer l’article

Marc VIGNAL, « CANNABICH CHRISTIAN - (1731-1798) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 03 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/christian-cannabich/