CASABLANCA RECORDS

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À partir de 1973, la firme discographique Casablanca Records a participé à l'effervescence musicale qui caractérisait le Los Angeles des seventies. Depuis ses bureaux de Sunset Boulevard, réplique du Rick's Café dans le célèbre film de Michael Curtiz, Casablanca, dont le label tire son nom, Neil Bogart (de son vrai nom Bogatz) gère la société. Fils d'un employé des postes de Brooklyn, il se forge sa propre identité en fréquentant la School of the Performing Arts de New York. Il interprète ensuite quelques tubes locaux sous le nom de Neil Scott, avant de devenir responsable de la promotion pour un label discographique. Neil Bogart finit par rencontrer le succès avec Buddah Records, en devenant à la fin des années 1960 le roi de la pop pour pré-adolescents (bubblegum pop). Par de nombreux aspects, Casablanca Records incarne l'essence même du cynisme de l'industrie musicale, qu'illustre à merveille la théâtralité forcenée du groupe de heavy metal Kiss. Le label sera pourtant également à l'origine de certains des titres de dance music les plus représentatifs de l'époque. Il enregistre en effet Y.M.C.A. (1978) des Village People, immense tube dans lequel le groupe américain, produit par une société française, lance un message à double sens sur le rythme revisité de la soul de Philadelphie. Casablanca Records popularise par ailleurs le disco électro avec I Feel Love (1977) de Donna Summer et encourage les expériences auxquelles se livre George Clinton avec ses groupes Parliament et Funkadelic. Des irrégularités fiscales entraîneront la liquidation de Casablanca Records dans les années 1980.

—  Peter SILVERTON, Universalis

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Pour citer l’article

Peter SILVERTON, « CASABLANCA RECORDS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 août 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/casablanca-records/