CADENCE MUSICALE

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Cadences parfaites : exemples en ut majeur

Cadences parfaites : exemples en ut majeur
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Cadences imparfaites : exemples en ut majeur

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Cadences plagales : exemples

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Demi-cadences : exemples en ut majeur

Demi-cadences : exemples en ut majeur
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Cadence (en italien cadenza) vient du verbe latin cadere (tomber). La cadence assure la ponctuation de la phrase musicale. Elle produit un effet suspensif ou conclusif. Plusieurs types d'enchaînements sont utilisés pour marquer un repos passager ou définitif :

la cadence parfaite (V-I), conclusive, va de la dominante vers la tonique ;

Cadences parfaites : exemples en ut majeur

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Le mot cadence, du latin cadere, qui signifie tomber, est un enchaînement d'accords types dont l'audition donne l'impression d'un repos, d'une rupture, d'une ponctuation ou d'une chute dans le déroulement de la phrase musicale. Une cadence dite parfaite se compose d'un accord de tonique (premier... 

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la cadence imparfaite (V-I) va de la dominante au premier renversement de l'accord de tonique (6/3) ;

Cadences imparfaites : exemples en ut majeur

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La cadence imparfaite se construit sur l'enchaînement de l'accord de dominante à l'accord de tonique, l'un des deux accords se trouvant à l'état de renversement. Généralement, l'emploi du premier renversement affaiblit beaucoup l'impression conclusive. 

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la cadence ouverte utilise le deuxième renversement (6/4) ;

la cadence plagale (IV-I) va de la sous-dominante à la tonique ; elle a un effet conclusif et une connotation religieuse ;

Cadences plagales : exemples

Cadences plagales : exemples

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La cadence plagale se construit sur l'enchaînement de l'accord de sous-dominante à l'accord de tonique. Elle est très souvent employée à la fin des morceaux pour venir renforcer la conclusion déjà amenée par la cadence parfaite. 

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la cadence à double sensible (xiiie s.) utilise la sensible de tonique et la sensible de dominante ;

la demi-cadence (I-V) va de l'accord parfait de la tonique à celui de la dominante ;

Demi-cadences : exemples en ut majeur

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La demi-cadence est un repos sur l'accord de dominante. 

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la cadence rompue ou évitée produit un effet inattendu ; l'accord de dominante, au lieu d'aboutir à la tonique, va vers un autre degré (par exemple le VIe degré) ;

Cadences rompues : exemples

Cadences rompues : exemples

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La cadence rompue se construit sur l'enchaînement de l'accord de dominante à un accord autre que celui de tonique.Dans le second exemple, la sensation de rupture sera plus nette, car il s'agit d'une cadence rompue modulante. En effet, on passe de la tonalité d'ut majeur à celle de la bémol... 

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la cadence complète utilise l'enchaînement IV-I-V-I ;

la cadence ininterrompue, selon Jean-Jacques Rousseau, consiste à « descendre d'une dominante sur une autre, par l'intervalle de tierce » (Dictionnaire de musique, p. 67) ;

la cadence modale (II-I ou III-I) repose sur les degrés autres que IV et V ;

la cadence de Landino intercale, à la partie supérieure, la tierce inférieure entre la sensible et la tonique (exemple : fa dièse-mi-sol) ;

la formule de cadence concerne le groupe d'accords de la cadence.

Les cadences servent donc à marquer la carrure mélodique et harmonique ; les préoccupations cadentielles (à la basse) sont esquissées à partir du xve siècle (Guillaume Dufay). Elles indiquent la coupe symétrique, un repos, un arrêt passager, un changement de tonalité ; elles donnent une impression suspensive ou conclusive.

Par ailleurs, la cadence de soliste, dans un morceau, est une partie ad libitum improvisée par l'instrumentiste ou le chanteur (dans un concerto ou un air) pour mettre sa technique en valeur ; celui-ci, s'inspirant d'un thème de l'œuvre, en fait un passage de virtuosité. À partir de Beethoven, les compositeurs écriront cette cadence.

Le terme cadence désigne aussi un ornement ou un agrément, comme le trille ou le tremblement.

Jouer, marcher en cadence signifie respecter les temps forts. Cadenza correspond à point d'orgue.

—  Edith WEBER

Écrit par :

  • : professeur à l'université de Paris-Sorbonne, professeur à l'Institut catholique de Paris, docteur ès lettres et sciences humaines

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Pour citer l’article

Edith WEBER, « CADENCE MUSICALE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 janvier 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/cadence-musicale/