SAINT-NICAISE ATTENTAT DE LA RUE (1800)

Le 24 décembre 1800, à vingt heures, une explosion, cinq secondes après le passage de la voiture de Napoléon Bonaparte, alors Premier consul, et qui se rend à l'Opéra, ravage les immeubles de la rue Saint-Nicaise qui longe l'actuel musée du Louvre, des guichets de Rohan à ceux du Carrousel. Des barils remplis de poudre et de ferraille ont été dissimulés sous la paille d'une charrette. L'explosion qui épargne Bonaparte et Joséphine fait quatre morts et treize blessés graves. L'habile diffusion du signalement des conducteurs et du cheval met la police sur la piste des auteurs de l'attentat, que les adversaires de Fouché voulaient jacobins et qui étaient en réalité des conspirateurs royalistes nommés Limoëlan, Saint-Réjant, La Haye, Joyaux et Carbon. Les coupables sont arrêtés, jugés par le tribunal criminel de la Seine et guillotinés place de l'Hôtel-de-Ville le 21 avril 1802, à l'exception de Limoëlan, resté introuvable et qui entre dans les ordres. Cet attentat précipite l'avènement du consulat à vie, puis de l'Empire.

—  Marcel LE CLÈRE

Écrit par :

  • : docteur en droit, commissaire divisionnaire de la ville de Paris, ancien chargé de cours à l'Institut de criminologie et à l'Institut international d'administration

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Autres références

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Pour citer l’article

Marcel LE CLÈRE, « SAINT-NICAISE ATTENTAT DE LA RUE (1800) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/attentat-de-la-rue-saint-nicaise/