ARTISANAT DU BRONZE (Gaule préromaine)

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Sur les traces des artisans du bronze

Le nord-est de la France représente donc une source exceptionnelle pour l'étude de la technologie du bronze, grâce à l'impressionnante quantité de matériel archéologique qu'elle a livrée. Des centaines de cimetières datés entre les dernières années du vie siècle et le début du ive siècle avant J.-C. y ont été recensés. Hommes et femmes y sont inhumés avec des armes et des parures, des céramiques et des offrandes alimentaires. Au cœur de ce matériel, un ornement exclusivement féminin : le torque, ce collier rigide qui deviendra curieusement, à l'époque de la guerre des Gaules, l'apanage du seul guerrier.

Comprendre l'évolution des techniques, et les hommes qui les pratiquent, dans des sociétés dont les textes antiques mentionnent à peine l'existence, ne peut se faire qu'après avoir circonscrit une zone géographique et un problème technique précis. Pour retrouver les traces des artisans bronziers, nous n'avons qu'un seul type de document : les objets finis. En effet, la culture archéologique dite de l'Aisne-Marne n'a livré aucune trace concrète d'activité métallurgique. Sans doute pour plusieurs raisons : d'abord, parce que l'archéologie ne s'est intéressée que tardivement à la technologie des objets ; ensuite, parce que la métallurgie du bronze ne laisse que peu de traces (pas d'installations lourdes, pas de déchets). Mais peut-être ne savons-nous pas toujours identifier ces traces sur le terrain.


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Écrit par :

  • : archéologue, attachée à l'UMR 7041 du C.N.R.S., protohistoire européenne

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Pour citer l’article

Cécile BRETON, « ARTISANAT DU BRONZE (Gaule préromaine) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 10 juillet 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/artisanat-du-bronze/