CARREL ARMAND (1800-1836)

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Fils d'un marchand drapier de Rouen, Armand Carrel entre à l'école de Saint-Cyr en 1818 et y fait preuve à la fois de libéralisme et de militarisme. Sorti sous-lieutenant, il est affecté au 29e de ligne de Verdun, où il est mêlé en 1822 à la conspiration libérale de Colmar. Muté à Marseille, il prend position dans une lettre envoyée aux Cortes espagnoles pour la Constitution libérale de 1812, ce qui lui vaut d'être réformé sans traitement. Lors des troubles révolutionnaires espagnols, il combat aux côtés des insurgés en mars 1823. Fait prisonnier par les troupes françaises, traduit en conseil de guerre et condamné à mort, il est par la suite acquitté le 20 juillet 1824.

Il s'installe alors à Paris où il collabore avec Augustin Thierry à une Histoire de l'Écosse et à une Histoire de la Grèce moderne. En 1827, il publie son Histoire de la Contre-Révolution en Angleterre.

Le 1er janvier 1830, il participe à la fondation du National, journal d'opposition à Charles X, avec Thiers et Mignet. Lors des Trois Glorieuses, il proteste contre les ordonnances et appelle les citoyens à s'armer. Rompant alors avec les cofondateurs du National, il fait de celui-ci un journal républicain, en 1832.

À la suite d'un duel au pistolet avec Émile de Girardin, directeur de La Presse, Armand Carrel meurt le 24 juillet 1836. Rêvant d'une république ouverte à tous, il est regretté par des personnalités aussi diverses que Chateaubriand, Sainte-Beuve, Stuart Mill ou Béranger.

—  Élisabeth CAZENAVE

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Élisabeth CAZENAVE, « CARREL ARMAND - (1800-1836) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 28 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/armand-carrel/