FESTUGIÈRE ANDRÉ-JEAN (1898-1982)

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Né le 15 mars 1898 à Paris, A.-J. Festugière fit ses études aux lycées Condorcet et Louis-le-Grand, s'ouvrant ainsi les portes d'une brillante carrière universitaire dont il parcourut avec beaucoup de succès les traditionnelles premières étapes : l'École normale supérieure (1918), l'agrégation (1920), les Écoles françaises de Rome (1920-1921) et d'Athènes (1921-1922). Mais, en 1923, lors d'une visite à son oncle à l'abbaye bénédictine de Maredsous, il se sentit irrésistiblement appelé à la vie monastique. L'année suivante, il entre au noviciat des dominicains au Saulchoir en Belgique. Désormais deux idéaux, difficilement conciliables, exerceront sur lui une puissante attraction : la spiritualité du paganisme antique, qui l'avait séduit dès sa jeunesse, et le message évangélique, vécu dans la communauté des Frères dominicains. Cette tension, ce déchirement entre ces deux amours,-auxquels correspondaient aussi deux formes de vie — celle du savant, celle du moine —, ce sera la grande souffrance, peut-être même le drame, de la vie d'A.-J. Festugière.

Son premier grand ouvrage, qu'il publie en 1932, à l'âge de trente-quatre ans, sous le titre L'Idéal religieux des Grecs et l'Évangile, reflète bien tous les aspects de sa personnalité et sa volonté de résoudre le problème de sa vie. Ce livre est l'œuvre d'un savant dont l'extraordinaire érudition se donne libre cours dans des notes bourrées de références savantes, mais il est aussi l'œuvre d'un apologiste, qui, de son propre aveu, s'adresse aux étudiants des séminaires et des couvents, et simplifie peut-être un peu les problèmes en présentant l'idéal religieux des Grecs comme une aspiration désenchantée à l'évasion vers un monde divin que seul le christianisme pouvait combler.

En 1936, il soutient ses thèses de doctorat ès lettres. La thèse principale s'intitule Contemplation et vie contemplative selon Platon et la thèse complémentaire La Doctrine du plaisir chez Aristote. Émile Bréhier, dans une étude maintenant reproduite (Études de philosophie antique, Paris, 1955), reprochera à la thèse [...]

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  • Marcel DETIENNE
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Dans le chapitre « Présupposés très chrétiens »  : […] l'une de l'autre qu'elles se renforcent mutuellement dans le projet intellectuel d'André J. Festugière (1898-1982), dominicain et titulaire d'une chaire de religion grecque à l'École pratique des hautes études (Sorbonne). L'auteur de L'Idéal religieux des Grecs et l'Évangile (1932 ; réédité en 1981) exprime la conviction que l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/polytheisme/#i_1956

Pour citer l’article

Pierre HADOT, « FESTUGIÈRE ANDRÉ-JEAN - (1898-1982) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/andre-jean-festugiere/