GORZ ANDRÉ (1923-2007)

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André Gorz s’est donné la mort, avec sa femme, le 24 septembre 2007, dans leur maison de Vosnon, dans l’Aube. Le dernier livre de ce philosophe et militant inlassable, Lettre à D. Histoire d'un amour, paru en 2006, était un bouleversant témoignage d’amour pour celle qui l’a accompagné pendant soixante ans, Dorine.

André Gorz est né à Vienne en 1923, d'un père juif et d'une mère catholique. Après l'Anschluss, il part pour la Suisse où il vivra jusqu'à la fin de la guerre, poursuivant des études d'ingénieur-chimiste.

Dans son premier livre, Le Traître, publié en 1955, Gorz a raconté cette période de sa vie, longue errance intellectuelle et psychologique, invention d'une personnalité troublée par sa double origine, laquelle, dans le contexte social et politique de l'époque, ne prédisposait guère à la sérénité. La philosophie devient, pour lui, « une affaire de salut personnel ». Il choisit d'appliquer sa réflexion à l'univers social, économique et politique.

En 1948, il s'établit en France, devient journaliste à Paris-Presse puis à L'Express. En 1961, il entre au comité de direction des Temps modernes. Il est en 1964 l'un des fondateurs du Nouvel Observateur.

Dans les années 1960, il noue des relations étroites avec les intellectuels progressistes du Parti communiste italien et des leaders syndicaux. Il est aux Temps modernes le représentant de « la ligne italienne » et publie plusieurs ouvrages dans lesquels il développe une théorie du mouvement social et des luttes ouvrières, Stratégie ouvrière et néocapitalisme en 1964, Le Socialisme difficile en 1967, Réforme et révolution en 1969.

Les plus importants de ses articles sont rassemblés en volume à trois reprises, la dernière édition en 1978 sous le titre Écologie et politique. Apparaît alors la profonde unité que pouvait masquer la dispersion des écrits dans le temps et dans l'espace : toutes les thèses, tous les thèmes ultérieurement développés sont déjà présents en germe.

Sa critique de l'économie capitaliste est d'inspiration marxiste mais pour autant, il ne tiendra jamais le [...]


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Écrit par :

  • : consultant, licencié en droit, diplômé de l'Institut d'études politiques de Lyon

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PAUVRETÉ ET REVENUS MINIMA

  • Écrit par 
  • Denis CLERC
  •  • 6 588 mots

Dans le chapitre « Une réponse à la diminution de l'emploi »  : […] La plupart des défenseurs du revenu social garanti ont toutefois une démarche beaucoup plus pragmatique : c'est parce que le travail manque, et manquera sans doute de plus en plus, qu'il faut bien trouver un autre moyen de distribuer la richesse produite. Sinon, on se dirige inévitablement vers une société globalement de plus en plus riche, mais où les exclus du travail – en nombre croissant – se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pauvrete-et-revenus-minima/#i_70464

Pour citer l’article

Gérard PAUL, « GORZ ANDRÉ - (1923-2007) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/andre-gorz/