AMAND saint (584 env.-679)

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Né au pays d'Herbauge, en Poitou, Amand fut, très jeune, moine dans l'île d'Yeu, puis clerc à Tours et ermite à Bourges. Il connut des moines irlandais et adopta en grande partie leur mode de vie. En 629, il fut ordonné évêque sans siège fixe, pour évangéliser le nord de la Gaule, avec l'appui des rois francs, de Dagobert surtout, auquel néanmoins il reprocha son libertinage. Amand débuta par la région des bouches de l'Escaut, vers Gand et Anvers. Il n'obtint guère de succès. En 646, il dut accepter le siège épiscopal de Tongres, avec résidence à Maastricht. Ne pouvant ramener à la vertu ni ses diocésains ni son clergé, il démissionna en 649, en dépit des encouragements du pape. Amand, semble-t-il, se rendit alors à Rome, peut-être était-ce la seconde fois. Il parcourut la Gaule, surtout dans le Nord, où il fonda plusieurs monastères, dont le Mont-Blandin à Gand, Marchiennes, et surtout Elnone qui prit plus tard le nom de Saint-Amand (aujourd'hui Saint-Amand-les-Eaux, Nord). C'est là qu'il mourut.

—  Jacques DUBOIS

Écrit par :

  • : moine bénédictin, directeur d'études à l'École pratique des hautes études (IVe section)

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Pour citer l’article

Jacques DUBOIS, « AMAND saint (584 env.-679) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/amand/