ALLEMANDE, danse

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Danse lente à 4/4, connue depuis 1575 environ ; elle semble dériver du branle (en allemand, Reigen), qui se développa dans les pays germaniques en opposition à la pavane, alors tombée en désuétude. L'allemande est de structure ABA. Aux xviie et xviiie siècles, en France, elle est une partie essentielle de la suite instrumentale. Elle commence par une anacrouse de 1/16 à 3/16 de temps. Elle constitue le premier mouvement de la suite française pour luth, clavecin, violon ou orchestre. En Italie et en Allemagne, elle occupe ordinairement la deuxième place ; elle est précédée d'un prélude grave (J.-S. Bach). C'est l'évolution de l'allemande qui a donné naissance à l'allégro initial de la sonate, qui en suit le mouvement modéré (début xviiie siècle). Il existe aussi une danse vive à 3/4, répandue en Souabe, en Suisse, sous le nom de alewander, allemandler ou schwobli. Elle n'a rien de commun avec l'ancienne allemande ; c'est une sorte de valse rapide comme en composèrent Haydn et Beethoven (correspondant aux indications alla tedesca ou deutschen).

—  Pierre-Paul LACAS

Écrit par :

  • : psychanalyste, membre de la Société de psychanalyse freudienne, musicologue, président de l'Association française de défense de l'orgue ancien

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Pour citer l’article

Pierre-Paul LACAS, « ALLEMANDE, danse », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 mars 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/allemande-danse/