TSIPRAS ALEXIS (1974- )

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L’homme de la rupture

Alexis Tsipras est le vainqueur des élections législatives du 25 janvier 2015, Syriza arrivant en tête et obtenant 36,3 p. 100 des voix et 149 députés sur 300, mais il est contraint pour accéder au pouvoir de former un gouvernement de coalition avec le parti de la droite nationaliste, Les Grecs indépendants.

« Le mandat du peuple grec annule de façon indiscutable le mémorandum signé avec les créanciers ». Par cette déclaration au soir du 25 janvier 2015 qui consacre la victoire électorale de son parti, Alexis Tsipras entend marquer une rupture avec les gouvernements précédents. De fait, ceux-ci ont été, pour une large majorité des Grecs, trop conciliants avec l’UE et le FMI qui, pour sauver l’État hellénique de la banqueroute financière, lui ont prêté en 2010 puis en 2012 une somme d’un total de 240 milliards d’euros, moyennant de sévères conditions (licenciement de fonctionnaires, impôts nouveaux, privatisation d’entreprises étatiques et réduction des dépenses publiques impliquant une amputation importante du montant des retraites).

Dès sa nomination aux fonctions de Premier ministre, le 26  janvier 2015, Alexis Tsipras bouleverse les traditions politiques de la Grèce en refusant de prêter un serment religieux sur la Bible et devant l’archevêque d’Athènes, pour se limiter à un engagement de respecter la Constitution, prononcé en présence du chef de l’État. Ce fait sans précédent dans l’histoire du pays a constitué la première illustration de la promesse électorale de Syriza de procéder à la séparation de l’Église et de l’État.

Un autre geste symbolique du nouveau chef du gouvernement hellénique a été de réserver sa première sortie au mur des fusillés à Kaisariani, dans la banlieue d’Athènes, où deux cents résistants à l’occupation allemande ont été tués par les nazis le 1er mai 1944.

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Écrit par :

  • : docteur en droit, maître de conférences honoraire à l'université de Paris-Ouest-Nanterre-La Défense

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«  TSIPRAS ALEXIS (1974- )  » est également traité dans :

GRÈCE - De la Grèce byzantine à la Grèce contemporaine

  • Écrit par 
  • Jean CATSIAPIS, 
  • Dimitri KITSIKIS, 
  • Nicolas SVORONOS
  •  • 21 426 mots
  •  • 12 médias

Dans le chapitre « L'échec des plans de redressement économique »  : […] Ce n'est qu'en mai 2010, en raison des réticences de l'Allemagne, qu 'un prêt remboursable de 110 milliards d'euros (80 milliards à la charge des États de la zone euro et 30 milliards pour le F.M.I.) est accordé à la Grèce pour accompagner le plan de redressement économique du gouvernement Papandréou. Mais si le déficit public a pu être ramené à 9,1 p. 100 en 2011, l'objectif de le fixer à 2,1 p.  […] Lire la suite

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100 des suffrages et 108 sièges sur 300: elle enregistre son plus mauvais score depuis sa création en 1974. Avec 16,8 p. 100 des voix et 52 élus, la gauche radicale de Syriza, dirigée par Alexis Tsipras, opposée à la politique d'austérité, arrive en deuxième position, devant le P.A.S.O.K. Ce dernier enregistre le plus mauvais score de son histoire, avec 13,2 p. […] Lire la suite

Pour citer l’article

Jean CATSIAPIS, « TSIPRAS ALEXIS (1974- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 septembre 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/alexis-tsipras/