BASHUNG ALAIN (1947-2009)

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La route fut longue et accidentée avant qu'Alain Bashung rencontre son public. Artiste rock aux contradictions affirmées, il réclame de l'amour mais refuse les concessions nécessaires pour l'obtenir. Il se réfère volontiers à Bob Dylan, à Boby Lapointe, à Kurt Weill ou à Phil Spector pour justifier ses errances. L'industrie de la variété ne fait pas bon ménage avec l'avant-garde et Bashung ne doit sa réussite qu'à son exigence extrême, maladive. Il lui faudra une quinzaine d'années d'expériences, de recherches et de rencontres avant de trouver son style, sa voix. Grâce à une chanson, Gaby, oh Gaby, il s'impose enfin en faisant exploser les règles en vigueur, aidé par une presse spécialisée qui refuse de ne voir en lui que le gamin qui fuit la poisse sociale.

Alain Bashung

Alain Bashung

Photographie

Alain Bashung le 23 juillet 2004, lors de la treizième édition du festival des Vieilles Charrues, à Carhaix (Finistère). 

Crédits : David Lefranc/ Gamma-Rapho/ Getty Images

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Alain-Claude Baschung (avec un « c ») naît le 1er décembre 1947 dans le XIVe arrondissement de Paris. Sa mère est ouvrière dans une usine de caoutchouc et son père est inconnu. « C'est pas facile d'être le bébé von dem hasard », chantera-t-il en 1979 dans Elsass Blues. Il passe ses dix premières années en Alsace, à Wingersheim, chez sa grand-mère. Il y découvre les joies du vélo et de la réussite scolaire. Il retrouve sa mère en 1959 et obtient un B.T.S. de comptabilité. À seize ans, il rompt avec sa famille, travaille comme comptable chez Rhône-Poulenc et nourrit une passion pour le rock, découvert en écoutant les radios allemandes. En 1966, il compose pour Noël Deschamps et enregistre son premier 45-tours. C'est le début de onze années de galère durant lesquelles il accumule les disques confidentiels et les petits concerts. En juin 1967, comme si le destin semblait lui envoyer un signe, il partage l'affiche d'un concert R.T.L. au Palais des sports de Paris avec les Troggs, les Pretty Things et Cream. En 1973, Claude-Michel Schönberg lui fait chanter le rôle de Robespierre dans l'opéra rock La Révolution française. Le succès du disque est immense et une adaptation scénique est donnée au Palais des sports ; Baschung (toujours avec [...]


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Alain POULANGES, « BASHUNG ALAIN - (1947-2009) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 28 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/alain-bashung/