ACCRA

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Capitale du Ghāna, Accra est née vers la fin du xvie siècle avec l'installation, sur la rive orientale du Korle Lagoon, d'un petit village, Ga. La fondation, entre 1650 et 1680, de trois forts (Fort James, par les Anglais, Fort Crevecœur par les Hollandais, Christiansborg Castle, par les Danois), pour protéger les comptoirs commerciaux établis par des Européens, attirèrent une population autochtone de plus en plus nombreuse. Ces trois établissements militaires sont à l'origine de James Town District, noyau urbain situé près du port d'Accra, où résident encore des groupes importants de pêcheurs, de Osu (Christianborg) et de Dutch Accra (qui deviendra Ussher Town). Le transfert de la capitale, de Cape Coast à Accra en 1874, a entraîné le développement d'une série de quartiers administratifs, tels que Victoriaborg, et d'une première série de quartiers résidentiels, limités par un très long boulevard circulaire, le Ring Road. Ces derniers sont souvent des « estates » formés de vastes parcelles, comme East Ridge, dont les toits apparaissent à peine sous les arbres. Mais la croissance de la population, qui était de l'ordre de 950 000 habitants en 1988 et de 2,2 millions en 2003, a provoqué l'extension de la ville jusqu'à plus de dix kilomètres de la côte. Dans ces banlieues alternent des lotissements (Mamprobi, Kaneshie, Cantonments) et des quartiers spontanés comme Sabon Zongo (« quartier des étrangers »), Accra New Town, Nima, Labadi. La zone bâtie rejoint à présent les deux grands centres intellectuels d'Achimota et de Legon University (1948), établis à l'origine en dehors de la ville.

Ghana : carte administrative

Ghana : carte administrative

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Carte administrative du Ghana. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Accra remplit naturellement les fonctions politiques, administratives et culturelles majeures d'une capitale d'État. Elle possède un aéroport international, Kotoka. La ville a été pendant longtemps surtout une porte de sortie de produits agricoles d'exportation, tels que le cacao, acheminé de toute la zone productrice par la voie ferrée. L'industrie s'est développée tardivement ; les entreprises se répartissent entre Accra, où existe une zone industrielle, et, surtout, l'agglomération portuaire de Tema, située à une vingtaine de kilomètres à l'est (industrie textile, aciérie, mécanique, industrie pharmaceutique, cimenterie, industrie du bois, brasserie). Le port de Tema, où aboutit la voie ferrée, est devenu le centre économique du pays.

—  Pierre VENNETIER

Écrit par :

  • : professeur émérite à l'université de Bordeaux-III, directeur de recherche honoraire au C.N.R.S.

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«  ACCRA  » est également traité dans :

GHANA

  • Écrit par 
  • Monique BERTRAND, 
  • Anne HUGON
  •  • 7 193 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Ressources humaines du développement : centres et périphéries »  : […] depuis longtemps les circulations d'hommes et de marchandises entre le nord et la côte, l'aire métropolitaine d'Accra (2,7 millions d'habitants en 2000) s'affirme. L'émergence d'une vaste banlieue orientale, en arrière du port de Tema, est aujourd'hui relayée vers le nord et l'ouest de la région capitale. L'évolution de la population ghanéenne […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ghana/#i_34200

Pour citer l’article

Pierre VENNETIER, « ACCRA », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 06 octobre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/accra/