Pour pacifier et réunifier la Chine, plus de soixante-dix ans de guerre auront été nécessaires à Gengis-khan et à ses héritiers. Trois quarts de siècle de désordres et de destructions mettaient le pays au bord de la ruine. Seules structures encore solides, les Églises bouddhique et taoïste accueillirent alors des milliers de Chinois. Entrer dans les ordres constituait souvent l'unique échappatoire à l'esclavage ou au massacre par les troupes mongoles.
Dans le désastre politique et l'anéantissement des institutions, la remise en question des valeurs traditionnelles ne pouvait qu'être profonde. L'idéal Song du peintre-lettré, fonctionnaire de l'État et amateur d'art, volait en éclats. Les artistes chinois formés pour le service public se trouvaient pour la première fois marginalisés : le régime de discrimination ethnique institué par les Mongols et leur profonde défiance envers les Chinois du Sud qui se soumirent les derniers interdisaient pratiquement à ceux-ci l'entrée dans la carrière bureaucratique. Le système des examens avait d'ailleurs été supprimé, corruption et népotisme régnaient dans l'administration. Dans ces circonstances, les lettrés n'avaient en général d'autr […]
Autres références
« WU ZHEN [ WOU TCHEN ] (1280-1354) » est également traité dans :
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CHINOISE (CIVILISATION) - Les Arts
Auteurs :
Corinne DEBAINE-FRANCFORT, Daisy LION-GOLDSCHMIDT, Madeleine PAUL-DAVID, Michèle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENS, Pierre RYCKMANS, Alain THOTE
Dans le chapitre "La peinture comme évasion spirituelle" : …
à tour dans un archaïsme monumental et un tachisme fluide, dérivé de Mi Fu. Parmi les novateurs, *Wu Zhen (1280-1354) est le type même du peintre-lettré ; son style, d'une candeur abrupte, exercera une influence considérable sur la postérité. Huang Gongwang (1269-1354) est souverain dans le paysage ; la qualité structurelle de ses compositions…
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WANG MENG (1308 env.-1385)
Auteur :
Caroline GYSS
peintre et théoricien de la fin des Ming, pour glorifier les noms de Huang Gongwang (1269-1354), *Wu Zhen (1280-1354), Ni Zan (1301-1374) et Wang Meng (env. 1308-1385). Si cette notion ne recouvre pas de réalité sociale – ces peintres ne formèrent pas un groupe –, l'association de ces noms n'est toutefois pas dénuée de fondement : les quatre…
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Bibliographie
J. Cahill, Wu Chen, a Chinese Landscapist and Bamboo Painter, thèse, Univ. of Michigan, 1958
Hills beyond a River, Chinese Painting of the Yüan Dynasty 1279-1368, New York, 1976
Chang Kuang-Pin, The Four Great Masters of the Yüan, Taipei, 1975
Chu-Tsing Li dir., Artists and Patrons, Univ. of Washington Press, 1989
S. E. Lee & Wai-Kam Ho, Chinese Art under the Mongols : the Yüan Dynasty, Cleveland, 1968
Shimada Shūjirō & Yoshiho Yonezawa, Painting of the Sung and Yüan Dynasties, Tōkyō, 1952
O. Siren, Chinese Painting, Leading Masters and Principles, 7 vol., Londres, 1956-1958
Zheng Bingshan, Wu Zhen, Zhongguo huajia congshu, Shanghai, 1958.
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