Peintre anglais, contemporain de Reynolds qui apporte à l'art de son époque une contribution extrêmement originale. Sa carrière se déroule presque entièrement dans son Derbyshire natal (d'où son surnom), loin de Londres, et, sauf exceptions rares et peu convaincantes (Mrs. Sacheverell Pole et son fils, 1771, coll. Chandos-Pole), il ne cherche guère à suivre l'exemple de Reynolds et des peintres d'histoire qui s'ingénient à implanter l'orthodoxie néo-classique en Angleterre. Il fut (comme Reynolds) l'élève du portraitiste Thomas Hudson (1701-1779), qui lui enseigna les formules éprouvées du portrait anglais de la première moitié du xviiie siècle : modèles vus en buste, effets de draperies, poses et expressions stéréotypées, etc. Wright applique consciencieusement ces formules dans l'abondante production que lui commande la clientèle de Derby. Il y apporte aussi quelques innovations, se rapprochant parfois des poétiques portraits dans des paysages de Gainsborough et de Stubbs (Mr. et Mrs. Thomas Coltman, env. 1771-1772, coll. Rogers-Coltman), d'autres fois des portraits bourgeois dans des intérieurs, dans le genre de Ramsay (Mrs. Sarah Cla […]
