Thomas Eakins passe pour être, de même que John Singer et Winslow Homer, l'un des trois grands peintres américains de la fin du xixe siècle. Bien que, au cours de sa longue existence, il n'ait vécu que trois ans à l'étranger, son œuvre constitue un lien particulièrement important entre les peintures américaine et européenne. Ces années, où il fut étudiant à Paris, sont non seulement celles qui virent la reconnaissance de Courbet, l'ascension de Manet et les premières lueurs de l'impressionnisme, mais aussi celles de la renaissance de l'académisme qu'entraîna la réforme de l'École des beaux-arts. Eakins, qui fréquenta celle-ci, en rapporta dans son pays les méthodes nouvelles aussi bien que les traditions. Puisque ses admirateurs ne veulent pas le considérer comme un peintre académique et qu'ils ne peuvent voir en lui un « impressionniste », il est difficile de mettre une étiquette sur son œuvre ; on la qualifie donc d'indépendante et d'américaine.
Eakins est né en 1844 à Philadelphie dans une famille de quakers ; il fréquenta les écoles locales où son père enseignait ; puis il fit qu […]
Autres références
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Bibliographie
G. M. Ackermann, « Thomas Eakins and His Parisian Masters », in Gazette des beaux-arts, 1969
Arts, no spéc., mai 1980
L. Goodrich, Thomas Eakins, 2 vol., Harvard Univ. Press, Londres, 1982
G. Hendricks, Thomas Eakins, New York, 1974
W. Homer & J. Talbot, « Eakins, Muybridge and the motion picture process », in Art Quarterly, 1963
M. McHenry, Thomas Eakins who Painted, Philadelphie, 1946
S. Schendler, Eakins, Boston, 1967.
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