Arbuste familier aux usages thérapeutiques étendus, le sureau (Sambucus nigraL. ; caprifoliacées) est connu depuis l'Antiquité. Les palafittes d'Annecy (env. ~ 2500-~ 1800) ont livré ses graines en masse. Il est prescrit comme diurétique et laxatif par les hippocratiques (~ ive s.) et par Dioscoride (ier s.), lequel signale de nombreuses indications externes, et il reste en usage tout au long des temps historiques (particulièrement au xviie s., apogée de la médecine purgative), et çà et là, dans les campagnes, jusqu'à nos jours.
Écorce, feuilles, fleurs et fruits ont des emplois médicinaux distincts, au moins en partie. L'écorce interne des rameaux (revêtant le bois sous la couche de liège superficielle), très riche en nitrate de potassium, contient de la résine purgative, du tanin, des traces d'huile essentielle, de l'acide valérianique, des alcaloïdes (conicine, sambucine). Puissamment diurétique, elle est aussi laxative, analgésique, sédative, mais dangereuse à fortes doses (accidents nerveux, irritations). On l'emploie pour traiter : hydropisies, ascite, anasarque, œdèmes, néphrites aiguë et […]
