Médecin britannique, né en 1857 à Almora (Inde), mort en 1932 à Londres. Attaché à l'armée des Indes (1881), il débute en 1892 ses travaux sur la malaria, également appelée paludisme. La malaria, maladie caractérisée par des accès de fièvre, sévit dans les zones humides et chaudes et fait alors des ravages aussi bien dans les régions tropicales qu'en Europe. En Inde, Ross parvient à démontrer le caractère parasitaire de cette maladie et son mode de transmission par des moustiques (1897), confirmant l'hypothèse avancée par Laveran quelque quinze ans plus tôt. Le mérite de Ross est d'avoir isolé le moustique vecteur, un anophèle, d'avoir identifié l'hématozoaire responsable, et d'avoir reconstitué les différentes phases de développement du parasite dans la genèse de la maladie. Ces travaux lui vaudront le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1902.
Occupant de la chaire de maladie tropicale à l'université de Liverpool (1902-1912), médecin au Kings College Hospital de Londres, puis directeur de l'institut Ross pour les maladies tropicales (1912-1932), Ross a contribué à l'établissement de mesures préventives contre la malaria et a dirigé dans le monde de multiples missions prophylactiques, notamment pendant la Première Guerre mondiale.
Cherchant une base théorique d'étude de la propagation des maladies, Ross a su adopter une approche résolument nouvelle en élaborant des modèles mathématiques, une approche qui fondera l'épidémiologie moderne.
Samya OTHMAN
Retour en haut



